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Selon un nouveau modèle, de nombreuses d’exoplanètes contiendraient d’immenses quantités d’eau

Les exoplanètes aquatiques seraient monnaie courante dans l’univers d’après cette folle théorie !

Une équipe d’astrophysiciens américains vient d’exposer une nouvelle théorie selon laquelle de nombreuses exoplanètes seraient composées d’eau en grande partie, avec des taux d’humidité pouvant s’élever jusqu’à 50%, ce qui est bien supérieur aux quantités d’eau que l’on trouve sur Terre.

Une proportion très importante de planètes aquatiques !

Ce n’est pas la première fois que l’humanité s’étonne de la présence d’eau sur d’autres planètes, comme lors de la découverte d’or bleu sous forme liquide sur Mars en juillet 2018. Mais qu’en est-il en-dehors du système solaire ? D’après plusieurs scientifiques de l’université d’Harvard, qui ont présenté leur théorie lors des conférences Goldschmidt de Boston au milieu du mois d’août 2018, près de 35% des exoplanètes découvertes jusqu’à ce jour pourraient contenir d’importantes quantités d’eau.

Cette nouvelle classification révolutionnaire a pu être effectuée grâce aux données récoltées par le satellite Gaia, sur lequel le télescope Kepler scrute l’espace. D’après Li Zeng, qui fait partie de l’équipe de chercheurs d’Harvard, des données sur la taille et la masse de ces planètes leur a permis d’établir une nouvelle classification. 

D’après ce nouveau modèle, les planètes sont classées en fonction de leur taille. Lorsque leur diamètre est inférieur à l’équivalent de 2 fois la Terre, elles sont considérées comme des planètes telluriques, composées de roches, comme le sont Mars, Venus ou encore Mercure. Lorsque le diamètre atteint près de 10 fois la Terre, on les considère alors comme des géantes gazeuses comme Jupiter ou encore Saturne. Mais il y a une frontière très floue entre ces deux familles, et d’après les scientifiques, lorsque le diamètre d’une planète est compris entre 2 et 4 fois celui de la Terre, il y a de grande chance pour qu’elle soit composée d’eau. 

De grosses quantités d’eau sur ces planètes

Mais l’eau que l’on retrouve sur ces planètes est très différente de sa forme terrestre. En effet, dans de nombreux cas, les températures à la surface des exoplanètes s’étendent de 200 à 500 degrés. C’est donc sous forme de vapeur que l’eau entre dans la composition de leur atmosphère. Sous la surface du sol, l’eau peut toutefois être liquide, et devenir même glacée en profondeur sous l’effet de la pression.

Ainsi, plusieurs exoplanètes pourraient être composées jusqu’à 50% d’eau d’après ce nouveau modèle, une proportion bien supérieure à la Terre, pour laquelle le chiffre est de 0,02%. Et ces exoplanètes sont loin d’être rares, puisqu’elles pourraient même être monnaie courante au sein de notre galaxie et au-delà. 

Il reste difficile pour les chercheurs de donner la proportion exacte de ces planètes aquatiques par rapport à la totalité des autres exoplanètes. Néanmoins, on estime qu’elles seraient 10 fois plus nombreuses que les planètes les plus grosses de la famille de Jupiter et Saturne. Il y aurait donc de très nombreux mondes aquatiques à découvrir à travers notre univers !

Il faut toutefois se méfier du biais qui pousse les scientifiques à découvrir davantage de planètes plus grandes que la Terre, plus facilement remarquables par leur taille. Leur poids, qui peut attendre jusqu’à 64 fois celui de notre planète, les fait également sortir du lot lorsque nous scrutons l’univers.

Un modèle qui doit toutefois être confirmé

D’après Sara Seager, une autre scientifique à l’origine de ce nouveau modèle, il faut prendre cette nouvelle théorie avec des pincettes. En effet, celle-ci a en effet davantage valeur d’hypothèse que de conclusion scientifique indubitable. Toutefois, ce modèle a tendance à devenir de plus en plus populaire parmi les astrophysiciens américains et à travers le monde. Mais pour en avoir le coeur net, il faudra avoir recours à de nouvelles technologies qui ne sont pas encore déployés.

Le nouveau telescope James Sapce Webb (JSTW) qui sera lancé par la NASA en 2021, permettra peut être de lever ce doute. Il s’agit en effet du télescope le plus puissant jamais conçu, qui pourra scruter l’espace sidéral avec une précision inédite à ce jour. Son lancement à toutefois déjà été repoussé à de nombreuses reprises, avec un coût considérable pour l’agence spatiale américaine, qui s’élève à près de 10 milliards de dollars.

Publié le mercredi 22 août 2018 à 9:27, modifications mercredi 22 août 2018 à 9:35

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