Sci-Tech

Etats-Unis : Un couple enregistré à son insu par son enceinte Amazon Echo

L'enceinte connectée a enregistré et transmis une conversation privée à l'un de leurs contacts téléphoniques

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Les objets connectés peuvent avoir quelques dysfonctionnements et se muer en véritables outils d’espionnage. C’est l’expérience malencontreuse qu’a fait un couple originaire de Portland, aux Etats-Unis, possédant une enceinte connectée Echo commercialisée par Amazon.

Amazon Echo : Une enceinte trop attentive

Selon Kiro 7, la famille avait équipé la plupart des pièces de son domicile avec le logiciel fonctionnant par commande vocale. Confiants, ils ont été surpris de recevoir un message d’un de leurs contacts professionnels leur demandant d’arrêter immédiatement Alexa, l’assistant personnel de l’appareil, car ils auraient été « hackés ». Le collègue en question, qui a reçu plusieurs extraits audio d’une de leurs conversations privées enregistrée sans leur consentement, les a aussitôt prévenus.

Echo s’est activée en raison d’un mot dans la conversation de fond ressemblant à “Alexa”. Alors, la suite a été perçue comme une demande d’envoi de message. Alexa a dit à haute voix « à qui? ». Un mot dans la conversation a ensuite été interprété comme un nom dans la liste de contact du client.

A expliqué la porte-parole d’Amazon Shelby Lichliter, dans une première conclusion jeudi dernier. L’entreprise a par ailleurs spécifié qu’il s’agissait bien d’un bug isolé à corriger au plus vite, et non d’une défaillance généralisée.

Amazon prend le respect de la vie privée de ses utilisateurs très au sérieux. Nous avons enquêté sur ce qu’il s’est passé et sommes déterminés à ce que cela reste un phénomène très rare. Nous prenons des dispositions pour que cela ne se reproduise plus à l’avenir.

Malgré le contenu de ce mail d’excuses envoyé par Amazon à l’utilisatrice de l’enceinte défectueuse, celle-ci ne compte par leur renouveler sa confiance, espérant un dédommagement plutôt que la réparation proposée. Les clients concernés disent se sentir trahis par leur système de surveillance, qui n’est pas censé espionner leur vie privée et la faire partager à leur répertoire. Un nouveau démêlé qui s’ajoute à celui de la Google Home Mini en 2017, également mise en cause pour des raisons similaires, et qui pourrait bien entacher, à l’avenir, le marché de ces dispositifs connectés.

Publié le lundi 28 mai 2018 à 15:12, modifications lundi 28 mai 2018 à 17:47

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