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Oscar Pistorius : son sort se joue cette semaine

L’athlète saura cette semaine quelle peine de prison il devra purger pour le meurtre de sa petite amie. Il risque une peine minimum de 15 ans de prison.

Oscar Pistorius avait été inculpé du meurtre de sa compagne, la top model Reeva Steenkamp dans la nuit de la Saint Valentin 2013.

Dans un premier temps, il avait été jugé à trois ans de prison avec sursis pour le motif de port d’armes.

Dans un second temps, il avait été acquitté du meurtre en septembre 2014, mais avait été reconnu coupable d’homicide involontaire et condamné à cinq ans de prison ferme. Finalement, le parquet avait fait appel et avait obtenu que les faits soient requalifiés en meurtre. Il avait alors été reconnu coupable de meurtre par la Cour suprême d’appel en décembre 2015.

Ainsi, l’athlète sud-africain amputé des deux tibias, devrait connaître, cette semaine, le nombre d’années qu’il va purger pour l’assassinat de sa petite amie.

En effet, il est soupçonné d’avoir tiré quatre balles sur Reeva Steenkamp, à travers la porte de la salle de bain de leur domicile à Pretoria (en Afrique du Sud), l’atteignant mortellement à la tête et au bras.

L’audience définitive s’ouvre ce lundi 13 juin à Pretoria. Si le champion olympique risque en théorie une peine de quinze ans de prison minimum, les juristes s’attendent à ce qu’il prenne la parole pour exprimer ses remords et alléger sa peine.

Le repentir est un facteur très important dans la détermination de la peine. Si quelqu’un demande pardon et exprime du remord, c’est un facteur très fort en sa faveur.

A expliqué le pénaliste Martin Hood au Sunday Telegraph.

De son côté le père de la victime, Barry Steenkamp, devrait demander à s’exprimer devant la cour pour réclamer une peine sévère. En effet, du côté de l’accusation, il ne fait aucun doute qu’Oscar Pistorius a cherché à tuer sa compagne en tirant quatre balles de gros calibre.

Si le sprinter affirme qu’il ne visait pas Reeva Steenkamp, mais pensait tirer sur un cambrioleur qui s’était introduit dans sa propriété, le procureur lui a opposé qu’en ouvrant le feu, il avait parfaitement conscience qu’il était en train de viser un être humain.

Alors que l’audience s’est ouverte à 10h (8h, heure française), un psychologue, qui a été appelé à la barre, a déclaré qu’Oscar Pistorius souffrait « de symptômes de troubles post-traumatiques, de troubles d’anxiété et de troubles de la dépression ». Dans ces conditions, il semble que le sud-africain ne soit pas « capable de témoigner ».

Actuellement il n’est pas capable de témoigner. Son état de santé est grave. Il a été gravement traumatisé par les événements qui se sont produits le 14 février 2013.

A déclaré le psychologue Jonathan Scholtz devant le tribunal.

Publié le lundi 13 juin 2016 à 13:46, modifications lundi 13 juin 2016 à 13:59

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