Sport

Jeux Olympiques de Rio : Les failles du contrôle anti-dopage

Les experts de l’Agence mondiale anti dopage ont relevé de « sérieux manquements » aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro.

Les observateurs de l’Agence mondiale anti dopage (AMA) ont pointé du doigt de « sérieux manquements logistiques » qui ont rendu les contrôles anti dopage très aléatoires lors des Jeux olympiques de Rio d’août dernier, dans un rapport de 55 pages publié ce jeudi 27 octobre.

Invités au Brésil par le Comité international olympique (CIO), les experts indépendants de l’AMA ont notamment exposé les cas de sportifs attendus « qui n’ont pas pu être trouvés » pour le test.

Les objectifs quotidiens de tests hors compétition, dans le Village olympique, n’ont pas été atteints, en partie à cause du manque de personnel correctement formé, précisément celui censé guider les sportifs à travers la procédure.

En fait, seulement 50% ou moins de ces tests ont souvent été menés

A révélé ce rapport.

De plus, des problèmes ont également émergé pendant la compétition, lorsque les accompagnants ont été interdits d’accès dans certaines zones et donc empêchés d’escorter les sportifs vers les contrôles anti-dopages.

Une part importante du personnel n’était pas non plus suffisamment formée pour prélever des échantillons selon l’analyse de l’AMA.

En outre, près d’un tiers des échantillons qui sont parvenus jusqu’au laboratoire de Rio étaient non conformes, a relayé Le Monde qui a étudié le rapport des experts.

La plupart du temps, cela s’explique par des erreurs du personnel antidopage : des documents mal remplis, des échantillons sanguins dans des tubes inadéquats ou ne contenant pas assez de sang

A détaillé le quotidien.

L’AMA a non seulement relevé de graves problèmes dans la gestion des contrôles anti-dopage, mais elle a mis en lumière que le programme avait été sauvé grâce à la « volonté et l’énorme débrouillardise » de certains membres du personnel.

En effet, Jonathan Taylor, qui dirigeait l’équipe de dix observateurs, a affirmé que le programme anti-dopage mis en oeuvre et supervisé par le CIO a permis d’atteindre plusieurs résultats positifs.

En dépit de problèmes de personnel, de contraintes de ressources et d’autres difficultés logistiques le CIO doit être félicité pour son adoption de nouvelles méthodes dans l’exécution du programme antidopage olympique, (…) ainsi que d’autres initiatives telles que l’unité de gestion du Passeport biologique de l’athlète (UGPBA) pour la période des Jeux et l’établissement d’une division du Tribunal arbitral du sport (TAS) comme instance d’audition sur l’antidopage.

A-t-il applaudi.

Par conséquent, une mauvaise planification et des problèmes de transport viennent expliquer en partie ce taux d’absence plus élevé qu’anticipé, ajoutant au fardeau des responsables et des autres délégués.

Le dopage avait été dans la ligne de mire du CIO dans les mois précédents les Jeux de Rio, notamment avec des allégations de dopage appuyé envers l’état en Russie.

Publié le mardi 1 novembre 2016 à 15:07, modifications mardi 1 novembre 2016 à 15:13

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !