Football

France 98 : Le doublé de la tête de Zidane était prévu

Zinedine Zidane est entré dans la légende un soir de 1998. Retour sur un moment d’histoire.

Zinedine Zidane vient de mettre fin à sa carrière d’entraîneur du Real Madrid. Il tourne une nouvelle page dans une très riche carrière autour du ballon rond. Si les trois Ligues des Champions qu’il vient de remporter resteront gravées dans l’éternité, ce n’est pas le premier moment fort de sa carrière. Retour en 1998.

L’assurance d’Aimé Jacquet

Nous sommes le 12 juillet 1998. Le soir d’une finale de Coupe du Monde en France. Personne ou presque n’attendait les Bleus à ce niveau au début de la compétition. Ils ont failli ne pas y arriver d’ailleurs. L’expulsion de Zinedine Zidane contre l’Arabie Saoudite les met en difficulté ensuite face au Paraguay. Mais, ils dépassent finalement tous les obstacles. Le dernier adversaire qui se dresse face à eux ? Le gigantesque Brésil de Ronaldo.

Mais, ce match sera celui de Zinedine Zidane. Celui qui le fera entrer une première fois dans l’histoire, avec deux buts de la tête. Tout sauf un hasard, le scénario était déjà prévu, écrit par Aimé Jacquet le sélectionneur. Celui-ci est persuadé que son meneur de jeu serait là au bon moment au bon endroit. C’est ce qu’explique Zizou dans une interview à l’Equipe.

Les jours avant la finale, Aimé Jacquet a mis l’accent sur les corners : “Zizou, je sais que le jeu de tête n’est pas obligatoirement ton point fort mais ce Brésil, il fait 1,70m (Roberto Carlos), celui-là, à peine plus (Leonardo, 1,75m), donc je te garantis que si tu y vas avec conviction tu peux faire quelque chose.”

La libération de Zidane

Une clairvoyance et un instinct qui n’ont jamais fait défaut à Aimé Jacquet avec les Bleus. Mais, on doute qu’il pensait que Zinedine Zidane marquerait un doublé. Un premier but à la 27e minute, un second 20 minutes plus tard. Il vient de sceller l’issue du match.

Manu Petit tire le premier corner de la droite, Youri Djorkaeff le deuxième de la gauche, et je me suis retrouvé à chaque fois seul avec l’avantage de la taille. Sur le premier but, je sens une forme de tension, je ne suis pas obligatoirement content, d’ailleurs, ça se voit, je ne souris pas. Par contre, sur le deuxième, je me libère. C’est une joie énorme. Je me dis : “Ah ouais, tu as marqué en finale et, en plus, deux buts. Il y a 2-0, ce n’est pas mal engagé cette histoire.”

Il ne reste plus qu’a espérer qu’il trouve un successeur dans les 23 Bleus qui iront au Mondial 2018 en Russie…

Publié le vendredi 1 juin 2018 à 6:32, modifications jeudi 31 mai 2018 à 18:59

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