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Népal : L’histoire incroyable de Nasreen Sheikh, défenseuse des droits des femmes à 17 ans

Nasreen Sheikh, jeune népalaise de 17 ans, est parvenue à créer une association qui vient en aide aux autres femmes de son pays. Malgré les obstacles, la jeune adolescente suscite aujourd’hui l’admiration au sein de la communauté internationale.

Elle fuit le mariage forcé

Au Népal, la plupart des filles sont mariées de force à la puberté. Une fois mariées, les femmes sont placées sous la tutelle de leur mari, et leurs droits sont soumis à l’autorité de celui-ci. Alors qu’en Afghanistan certaines femmes préfèrent se suicider pour ne pas être mariées de force, la jeune Nasreen Sheikh décide de s’enfuir de son village natal à 14 ans.

Refusant d’être forcée, elle rejoint avec son frère et sa sœur, Kathmandu, la capitale népalaise. Pour s’en sortir dans la capitale, l’adolescente apprend à coudre. Elle crée des accessoires et des sacs qui lui assurent un salaire de misère. Elle apprend l’anglais avec l’Américain Leslie St.John qu’elle croisera dans une rue. Déterminée à ne subir aucun diktat, ni même religieux, Nasreen Sheikh, décide à 17 ans de louer un petit local afin d’y créer sa première boutique de couturières. Ainsi, la boutique « Local Women’s Handicrafts » voit le jour. Plusieurs femmes se rallient à sa cause et des amis aident au financent.

Une centaine de femmes autonomes

En 2016, la structure s’inscrit au sein de l’ONG « LocWom » (pour « Local Women »), dont le siège est basé à Portland. Aujourd’hui, LocWom et la boutique « Local Women’s Handicrafts » fonctionnent sur le principe du service équitable. Elles ont permis à plus d’une centaine de femmes de devenir financièrement autonomes. Ces dernières ont pu, de plus, s’extraire d’une dépendance maritale inéluctable. Aujourd’hui, ce n’est pas moins de 35 femmes qui viennent y travailler tous les jours.

D’autres projets ont vu le jour grâce aux efforts de Nasreen Sheikh. Notamment une clinique et un plan d’éducation pour les enfants et jeunes filles en difficulté. Des conférences vouées à promouvoir l’entrepreneuriat local dans une démarche féministe, avec uniquement des intervenantes ont aussi été mises en place.

Des actions salutaires

Les menstruations sont encore associées à la honte et à l’impureté au Népal, elles restent par conséquent un sujet très tabou. Ainsi, il est toujours courant dans le pays qu’une fille réglée soit rejetée par la famille et soit obligée de dormir en dehors de la maison. Aujourd’hui, l’association sensibilise les femmes népalaises sur leurs règles et sur leur hygiène. Pour les aider, Nasreen Sheikh et les membres de son association fabriquent elles-mêmes des serviettes en coton réutilisables et les distribuent. 1200 serviettes hygiéniques ont été distribuées en l’espace de 3 mois. Dans des ateliers, l’association donne également des informations essentielles sur les règles et sur l’appareil reproductif féminin.

Aujourd’hui, Nasreen Sheikh est une image emblématique dans la défense des droits des femmes au Népal. Internationalement, elle est aussi une invitée d’honneur pour plusieurs universités anglosaxonnes. D’ailleurs, elle est régulièrement appelée à s’exprimer au sein de différentes conférences notamment la conférence « Aspire Leadership » de Londres.

La jeune adolescente est aujourd’hui un bel exemple de bienfaisance… à seulement 17 ans.

Publié le mercredi 11 octobre 2017 à 8:32, modifications mardi 10 octobre 2017 à 18:07

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