Environnement

Piracatinga : Le poisson nécrophage utilisé au Brésil pour retrouver des corps…

Connaissez-vous le piracatinga ? Il s’agit d’une espèce de poisson qui vit en Amazonie, au Brésil. Et bien ce poisson-chat est nécrophage… Il fait peur à beaucoup de monde car il est dangereux et particulièrement agressif. Mais il se révèle également très utile. Et vous allez vite comprendre pourquoi…

En Amazonie, on trouve plusieurs espèces de poissons extrêmement dangereuses pour l’homme. Les plus célèbres sont bien évidemment le piranha. Mais il en existe beaucoup d’autres, comme le piracatinga également surnommé le vautour noir des eaux. C’est un poisson-chat pourvu de dents très acérés. Il peut mesurer jusqu’à 45 centimètres, et dévore les corps sans vie tombés tout au fond de l’eau en quelques minutes. Le piracatinga est un poisson qui dévore sa proie une fois que celle-ci est décédée. Il provoque des remous lorsqu’il se nourrit, qui sont visibles de la surface de l’eau.

Un poisson nécrophage

Pas simple de capturer le piracatinga. Les pêcheurs de l’Amazonie utilise de la chaire de dauphins pour les attraper. Car il s’agit d’un met très recherché. On peut donc les manger. Mais ils ont également une toute autre utilité. C’est en tout cas ce qu’un médecin légiste brésilien a expliqué dans le Journal Forensic Sciences. Alors à quoi peut donc servir ce poisson nécrophage ?

L’histoire commence simplement, lorsque deux brésiliens sont portés disparus. Les pompiers recherchent les corps dans l’eau, en vain. Ils décident alors de capturer plusieurs poissons piracatingas  afin de voir s’ils ne retrouvent pas restes humains dans leur système digestif. Car le cas s’est présentés à plusieurs reprises.

On parle notamment d’un homme de 56 ans, tombé d’une hauteur de 4 mètres dans l’eau. Il était sur un bateau, sur le fleuve Amazone, a perdu connaissance et s’est noyé. Les autres membres de l’équipage n’ont pas réussi à le remonter à bord. Le corps a coulé. Malgré des recherches intensives, personne n’a retrouvé le corps. Et pourtant, le lieu de la disparition était précis. Les pompiers ont alors attrapé des piracatingas. Neuf pour être précis. Or, six d’entre eux renfermaient des restes humains dans leur tube digestif. On a notamment retrouvé de la peau et des cheveux. C’est une analyse au microscope qui a permis de déterminer la provenance exacte des échantillons. Puis, une analyse ADN a été réalisée.

L’ADN retrouvé a été comparé à celui des sœurs de la victime. Les résultats ont montré que l’ADN était issu d’individus ayant la même mère. Finalement, le corps de la victime n’a pas été retrouvé, mais les poissons ont bel et bien dévoré l’homme qui s’était noyé.

Utile pour localiser un corps

D’après l’étude scientifique, les piracatingas peuvent donc servir à localiser un corps. En effet, ces poissons nécrophages dévorent les organes, le thorax, les muscles et la graisse en moins de 48 heures. Ils permettant donc d’identifier les restes des victimes et donc, de mettre fin aux recherches. C’est la première fois qu’on utilise en médecine légale des poissons nécrophages en vue d’identifier un corps.

 

Publié le mardi 16 janvier 2018 à 13:51, modifications mardi 16 janvier 2018 à 12:21

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