Economie

Les riches, grands gagnants des premières mesures de Macron, selon “l’OFCE “

C’est la conclusion d’une étude de l’OFCE sur les conséquences de la loi finances 2018.

De nombreuses réformes mises en place par le gouvernement Macron avait valu au président d’être taxé de “président des riches” par l’opposition. Il faut dire que la suppression de l’impôt sur la fortune, la baisse des APL et la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital fixé à 30% ont surtout favorisé les ménages les plus riches au détriment des faibles revenus.

Récemment, le gouvernement s’est félicité de l’adoption de son projet de loi finances 2018, qui, selon le ministre des comptes publics Gérald Darmanin, permettra d’obtenir un “budget de transformation (de l’économie) au service du pouvoir d’achat des Français”. Mais est-ce vraiment le cas ? En effet, selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), ces mesure favoriseront d’abord les français les plus riches à court terme.

Le pouvoir d’achat des plus modestes diminuera

Selon l’OFCE, les 5% des Français avec les revenus les plus modestes verront leur pouvoir d’achat recule de 0,6% en moyenne (60 euros pas ménage). A l’autre extrémité, le niveau de vie des plus riches augmentera de 1,6% (1730 euros par ménage).

L’étude est toutefois plus nuancée sur le long terme. En effet, à horizon 2 ans, tous les français devraient finalement y gagner. En effet, selon l’économiste Mathieu Plane, membre de l’OFCE :

Au total, sur deux ans, un peu plus de 6 milliards d’euros auront été rendus aux ménages. Il y aura essentiellement des gagnants : cette politique ne se fait pas au détriment des classes modestes.

Toutefois, si les pauvres ne seront pas perdants sur le long terme, ce sont bien les riches qui profiteront en premier de ces réformes. Ainsi, 5% des ménages les plus riches capteront 42% du total des gains.

Les classes moyennes peu touchées par ces réformes

Les classes moyennes ne seront que très peu affectées par ces mesures. En effet, les effets négatifs des hausses de la fiscalité écologiques, des prix du tabac et de la CSG pour les retraités seront compensée par la baisse de la taxe d’habitation et le crédit d’impôt pour les emplois à domicile.

Le gouvernement a également réagi à la perspective des déséquilibres à court terme créés par cette réforme. En effet, selon Jean Pisani-Ferry, conseiller économique du  président, le fait d’avoir fait passer les mesures d’abaissement de la fiscalité du capital avant les mesures sociales occasionne ces déséquilibres. Toutefois, d’après celui-ci, cette chronologie est “politiquement coûteuse mais économiquement rationnelle”.

 

Publié le mardi 16 janvier 2018 à 15:56, modifications mercredi 17 janvier 2018 à 9:45

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