Economie

Réforme fiscale : Les réformes de l’ISF et de la taxe d’habitation mises en œuvre en 2018

Emmanuel Macron a finalement annoncé que ses réformes sur les impôts seraient mises en place dès 2018. Une manière de rectifier le tir, alors que le Premier ministre annonçait début juillet qu’elles attendraient la fin du mandat.

Emmanuel Macron a tranché face au flou gouvernemental qui semblait s’être installé sur les promesses de baisses d’impôts. Ainsi, les premiers effets de la réforme de la taxe d’habitation et de l’ISF se feraient sentir dès 2018.

Un objectif qui a été confirmé ce lundi 10 juillet par Matignon.

En effet, l’entourage du Premier ministre Édouard Philippe a expliqué que

Le gouvernement étudiait les solutions pour accélérer les baisses d’impôts et de charges dès 2018, notamment la réforme de la taxe d’habitation et de l’impôt sur la fortune.

La taxe d’habitation

La réforme de la taxe d’habitation, qui veut en exonérer à terme 80% des ménages, commencera à entrer en vigueur dès 2018.

Cette réforme était l’une des mesures phares d’Emmanuel Macron en matière de fiscalité.

Depuis, elle suscite l’inquiétude des collectivités locales, alors que l’exécutif a assuré que l’Etat allait compenser leur manque à gagner.

L’État remboursera aux collectivités à l’euro près ces dégrèvements.

Avait alors affirmé le Président.

Or, la suppression de la taxe d’habitation se fera par étapes. Elle devrait baisser d’un tiers par an jusqu’à disparaître totalement d’ici trois ans.

Tous les foyers qui déclarent un revenu fiscal de référence par part inférieur à 20.000 euros par an seront concernés, soit un peu moins de huit contribuables sur dix.

Ainsi, cela représente une vraie économie pour ces familles. En effet, dans les villes de plus de 100.000 habitants, la taxe d’habitation est en moyenne de plus de 1.000 euros par an.

Elle est parfois beaucoup plus élevée dans les petites villes où il y a peu d’entreprises qui paient des taxes.

L’ISF

Parallèlement à l’exonération de la taxe d’habitation, Emmanuel Macron entend réduire l’Impôt de solidarité sur la Fortune aux biens immobiliers.

Sortant de son périmètre le patrimoine mobilier, l’épargne et les placements financiers, dans le but affiché d’encourager les contribuables les plus aisés à investir dans l’économie française.

Respecter les 3% de déficit

Ces baisses d’impôt s’inscriront dans une « trajectoire budgétaire pluriannuelle » qui sera présentée mardi aux commissions parlementaires des Finances. Avec l’objectif gouvernemental de rester sous les 3% de déficit public en 2017 mais aussi en 2018.

Et ce avec de probables nouvelles baisses d’impôt.

Tout en rappelant l’objectif de maintenir le déficit public sous les 3% du Produit Intérieur Brut, Edouard Philippe a souhaité rapidement mettre un terme à la polémique :

Ça passera par une maîtrise des dépenses et ça passera par la mise en œuvre, dès le vote de la loi de finances 2018. Des engagements du président de la République, dans la cohérence, dans la durée.

En outre, ces déclarations interviennent après qu’un rapport de la Cour des Comptes a récemment mis en lumière un dérapage budgétaire de plusieurs milliards d’euros.

Publié le mardi 11 juillet 2017 à 9:28, modifications mardi 11 juillet 2017 à 9:28

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