Economie

Grande distribution : Quand Leclerc s’essaye à la vente d’objets d’occasion

Séduit par le succès du Bon Coin et des Marketplace, l’enseigne Leclerc va se lancer à son tour sur le marché de l’occasion.

En août 2017, Facebook lançait sa Marketplace, afin de concurrencer Le Bon Coin sur le marché des petites annonces gratuites en ligne. Aujourd’hui, le secteur de l’occasion pourrait être bousculé par un nouveau venu que l’on n’attendait pas : les magasins Leclerc. En effet, sur une information du Parisien de lundi 2 juillet, l’enseigne souhaite se positionner sur le commerce d’occasion, hors produits alimentaires. Un secteur très attractif puisque le marché des biens d’occasion était déjà évalué à 6 milliards d’euros en 2017.

3 millions d’objets

Ainsi, téléphone, livres ou encore jeux vidéo d’occasion, désormais, la perle rare pourra aussi se dénicher en grande surface.

C’est une grande première dans l’histoire de la grande distribution.

Ecrit ainsi Le Parisien, qui précise aussi que le premier magasin à se lancer dans l’expérience est situé à Roques-sur-Garonne près de Toulouse. Or, l’hypermarché est en train de mener une expérience grandeur nature. Il s’est notamment doté d’une base de données pour estimer le prix de près de 3 millions d’objets. Ainsi, depuis quelques jours, les particuliers peuvent venir céder des objets de seconde main dans l’enseigne. Ils sont estimés, rachetés par le magasin via des bons d’achat, à dépenser dans les rayons. Ensuite, dès le 15 juillet, ces téléviseurs, téléphones, livres, jeux vidéo seront remis en vente à des particuliers dans un espace dédié de 700m2.

Cette initiative pourrait se généraliser à d’autres hypermarchés de l’enseigne si le bilan est positif.

Le marché de l’occasion en plein essor

Depuis 2012, selon une étude du cabinet spécialisé Xerfi, la vente d’objets de seconde main flambe à un rythme plus de deux fois supérieur à celui de la consommation des ménages. En effet, en temps de crise, toutes les économies sont bonnes à faire. Ainsi, de nombreux particuliers cherchent à se débarrasser en monétisant des objets dont ils ne se servent plus. De leur côté, les acheteurs sont aussi gagnants. Ils peuvent accéder à des objets de marque, utilitaires ou vintage à bas prix.

De plus en plus, les consommateurs sont sensibles à la valeur d’usage d’un produit. Ils cherchent en raison de leur pouvoir d’achat à éviter les gaspillages.

A expliqué au Parisien Michel-Édouard Leclerc.

Estimé à 6 milliards d’euros en France, le secteur de l’occasion est tiré par Internet. En effet, le Web représente 40 % des transactions avec des sites comme Le Bon Coin, eBay, ou par des plates-formes plus spécialisées dans la vente de vêtements, de chaussures. Or, selon les spécialistes, les marges de progression de ce marché qui ne représentent qu’1 % des ventes du commerce de détail sont encore considérables.

Publié le mardi 3 juillet 2018 à 16:38, modifications mardi 3 juillet 2018 à 13:14

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !