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Mexique : À Guadalajara, faire l’amour dans un lieu public ne sera plus verbalisé

Mexique : A Guadalajara, s'embrasser et faire l'amour dans les lieux publics ne sera plus verbalisé

Les Guadalajariens pourront désormais se bécoter sur les bancs publics sans finir en cellule. La mairie de cette grande ville du Mexique compte réformer sa législation pour permettre aux autorités de se concentrer sur les crimes et les délits “sérieux”.

La ville de Guadalajara, située à l’ouest du Mexique, a décidé d’assouplir ses règles de vie en communauté. Ainsi, suite à une décision du conseil municipal, la police locale se voit allégée d’un délit désormais jugé de second ordre : Les actes sexuels et l’exhibitionnisme dans les lieux publics.

Se concentrer sur des “crimes sérieux”

Le conseil a donc voté une série de réformes visant à réduire le taux de tâches jugées mineures dont les autorités sont chargées, pour qu’elles puissent se concentrer sur les « crimes sérieux », selon le journal El Universal. A l’instar des chats coincés dans les arbres pour les pompiers, les « actes allant à l’encontre de la dignité et de la coexistence sociale » mobiliseraient beaucoup trop la police de la ville mexicaine.

Des sanctions uniquement sur demande

Cette description concerne également les ébats dans les lieux publics. Désormais, « les rapports sexuels et les actes d’exhibitionnisme de nature sexuelle ayant lieu sur la voie publique ou dans des lieux publics, les espaces inoccupés, les centres de loisirs, l’habitacle des voitures ou des espaces visibles de l’extérieur demeureront des délits uniquement à la demande de citoyens. ». Autrement dit, les tourtereaux pris en flagrant délit ne seront sanctionnés que s’ils dérangent réellement les habitants et les passants.

Mettre fin aux arrestations arbitraires

La décision a été proposée par la représentante d’un mouvement citoyen, en conséquence d’une enquête réalisée dans la commune parmi les étudiants « d’universités publiques et privées ». Les résultats sont édifiants : 90% des jeunes interrogés ont affirmé avoir été arrêtés par la police de manière abusive, pour avoir commis des actes « immoraux » et s’être « exhibés » en public.

Le rapport indique également que la majorité de ces interpellations ne débouchait sur aucune décision de justice, étant donné que les autorités avaient souvent recours à des méthodes peu légales pour ces mises en détention. A présent, les policiers devront présenter la preuve d’une plainte citoyenne à un juge municipal qui réglera l’affaire.

Un changement qui devrait réjouir les passionnés et les couples de cette métropole qui compte 1,5 millions d’habitants.

Publié le jeudi 23 août 2018 à 11:29, modifications jeudi 23 août 2018 à 10:13

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