Média

L’Emission politique : Laurent Wauquiez fait la plus mauvaise audience pour sa première émission télévisée

L’Emission politique de France 2 a enregistré sa plus mauvaise audience depuis sa création avec le passage du nouveau président des Républicains, Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez n’a pas attiré les téléspectateurs sur France 2 jeudi 25 janvier pour son passage dans L’Emission politique. En effet, selon les chiffres de Médiamétrie diffusés ce vendredi matin et relayés par The Huffington Post, le nouveau président des Républicains a rassemblé 1,49 million de téléspectateurs, soit 6,8 % de part d’audience. Or, pour sa première grande émission de télévision depuis son accession à la tête des Républicains en décembre dernier, Laurent Wauquiez a réalisé le plus mauvais résultat de l’émission depuis sa création.

Jusque-là, le score le plus faible enregistré par L’Émission politique revenait à Benoît Hamon le décembre 2016. Le candidat à la primaire socialiste avait réuni 1,72 million de téléspectateurs. A l’inverse, la meilleure audience, en nombre de téléspectateurs, revient à Emmanuel Macron, qui avait réuni 3,58 millions de personnes le 6 avril dernier.

Que retenir de l’émission :

Son obsession pour ses origines provinciales

En effet, Laurent Wauquiez a rappelé à maintes reprises qu’il n’était pas de Paris. Car pour le chef de file des Républicains, « être de Paris c’est être déconnecté du pays ». Pendant le débat avec Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez a notamment insisté sur les qualités des Auvergnats.

Il ne sera pas tête de liste aux élections européennes

En effet, le président d’Auvergne-Rhône-Alpes a affirmé qu’il ne mènerait pas la liste des Républicains aux élections européennes de 2019.

Je suis président de région. Je n’ai pas l’habitude de trahir la confiance de mes électeurs. Ils ont voté pour moi pour une durée de mandat, je ne fais pas partie de ces politiques qui surfent d’un mandat à un autre.

En outre, lors du vif débat face à Benjamin Griveaux, il a martelé que « si on veut sauver l’Europe, il faut la changer ».

Sur ses différences avec le FN

Ainsi, interrogé sur les similitudes entre son discours sur l’immigration et celui du Front national, Laurent Wauquiez a assuré une nouvelle fois qu’aucun rapprochement ne se fera avec le parti de Marine Le Pen.

Vous vous attendez à ce que, pour vous plaire, je fasse une droite qui ne parle pas d’immigration ? Que je laisse le monopole du discours sur l’immigration au Front national ? C’est hors de question.”

Laurent Wauquiez a poursuivi en citant « la sécurité », « la question du déclassement des classes moyennes » ou celle de « l’intégration républicaine ».

Je ne veux pas laisser le monopole du social à la gauche, je ne veux pas laisser le monopole du discours sur l’immigration à l’extrême droite.

A-t-il conclu

Alain Minc, l’invité surprise

Tantôt pro-européen, tantôt anti-européen. Issu de Normale-Sup, Sciences Po et l’ENA mais dénonçant aujourd’hui les élites. Laurent Wauquiez a été mis face à ses contradictions par Alain Minc. L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy qui avait soutenu Alain Juppé lors de la primaire de la droite.

Vous évoquez des échanges qu’on a pu avoir quand j’avais 28 ans, vous n’avez pas vu la France changer autour de vous ? Vous n’avez pas vu le terrorisme monter, vous n’avez pas vu les problématiques de l’intégration se durcir ? Et, vous n’avez pas vu, vous qui êtes un apôtre de la mondialisation, la détresse, parfois, des classes moyennes, et leur paupérisation, se renforcer ?

L’a alors interrogé sèchement en guise de réponse Laurent Wauquiez. Avant de poursuivre :

Oui, monsieur Minc. J’ai fait un choix. Et ce choix, je l’assume : c’est de me remettre en question.

Pour finalement conclure en attaquant :

Ça fleure la vieille tradition de l’extrême-droite classique, c’est le premier marqueur. Deuxième marqueur, celui du populisme, l’opposition entre le peuple et les élites.

Je parle arabe

Bien sûr que je suis pour l’échange, je parle arabe.

A lancé le président Les Républicains, alors qu’il était questionné sur l’accueil des migrants. En effet, le président des Républicains a passé plusieurs mois en Égypte. Au début des années 2000, il a enseigné le français dans le lycée créé au Caire par sœur Emmanuelle. Ainsi, pressé par Léa Salamé en fin d’émission, Laurent Wauquiez a laissé échapper quelques mots en arabes. « Bienvenue », « j’ai étudié l’arabe dans la ville du Caire », « Je travaille à l’Ambassade de France ». Les trois mêmes phrases qu’il avait déjà formulé publiquement dans le passé.

Publié le vendredi 26 janvier 2018 à 14:17, modifications vendredi 26 janvier 2018 à 11:22

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