Ciné

Dix images fortes du tapis rouge du 71e Festival de Cannes

Quatre-vingt deux femmes sur les marches au nom de l'”égalité salariale”, un wookie échappé de Star Wars et des robes extravagantes: retour sur les images marquantes – et les grands absents – du tapis rouge du 71e Festival de Cannes.

La reine Cate

Moins de stars cette année sur le tapis mais une étoile qui a brillé sans discontinuer pendant tout le festival: Cate Blanchett. L’actrice australienne qu’on avait connue en reine Elizabeth I (“Elizabeth” et “Elizabeth: l’âge d’or”), Bob Dylan (“I’m not there”), Katharine Hepburn (“Aviator”), ou encore la reine des Elfes, Galadriel, dans “Le seigneur des anneaux” a parfaitement tenu le rôle de présidente de jury. Par ses déclarations en faveur d’une meilleure place pour les femmes dans le 7e Art mais aussi par ses robes flamboyantes, qui ont fait crépiter les flashes.

Kristen Stewart sans talons

L'actrice américaine et membre du jury Kristen Stewart monte les marches du Palais des Festivals de Cannes pieds nus, le 14 mai 2018

(credit photo AFP/Archives) L’actrice américaine et membre du jury Kristen Stewart monte les marches du Palais des Festivals de Cannes pieds nus, le 14 mai 2018

Kristen Stewart n’en fait qu’à sa tête: l’actrice américaine et membre du jury a fait un pied de nez au “dress code” des soirées de gala en retirant ses talons hauts avant une montée des marches. L’ascension s’est terminée pied nus. Rebelle attitude toujours, elle est apparue une autre fois sur tapis rouge avec un costume et une paire de mocassins plats.

82 femmes pour l’égalité

Cate Blanchett et Agnès Varda, entourées de 80 actrices, productrices, décoratrices, distributrices, pour l'

(credit photo AFP) Cate Blanchett et Agnès Varda, entourées de 80 actrices, productrices, décoratrices, distributrices, pour l'”égalité salariale”, à Cannes le 12 mai 2018

A Cannes, une belle photo vaut tous les discours: bras dessus-bras dessous, Cate Blanchett et Agnès Varda, entourées de 80 actrices, productrices, décoratrices, distributrices, ont font corps au nom de l'”égalité salariale”. Soit la réunion des contraires, une star d’Hollywood côte à côte avec une figure du cinéma indépendant, pour une même cause: celle de la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes. Une question qui a traversé ce Festival, le premier post-Weinstein.

Un wookie sur tapis

Chewbacca entouré de l'actrice britannique Emilia Clarke (g) et de l'acteur américain Alden Ehrenreich, à Cannes le 15 mai 2018

(credit photo AFP/Archives) Chewbacca entouré de l’actrice britannique Emilia Clarke (g) et de l’acteur américain Alden Ehrenreich, à Cannes le 15 mai 2018

Une rangée de Stormtroopers, célèbres gardes de l’Empire galactique, de chaque côté du tapis rouge, et le légendaire guerrier wookie Chewbacca au milieu: le tapis rouge s’est projeté dans la Guerre des étoiles pour la première européenne de “Solo”. Joonas Suotamo, basketteur finlandais qui interprète dans le film Chewbacca – le compagnon de route de Han Solo couvert de poils – n’est pas passé inaperçu non plus avec ses 2,08 mètres.

Spike Lee bicolore

Le réalisateur américain Spike Lee, à Cannes le 15 mai 2018

(credit photo AFP) Le réalisateur américain Spike Lee, à Cannes le 15 mai 2018

Une basket noire à un pied, une blanche à l’autre, Spike Lee a fait son retour sur la Croisette 27 ans avec un “BlacKkKansman” vitaminé, mélange entre polar, comédie et pamphlet anti-Trump. Coiffé d’un béret noir et vêtu d’une veste imprimée de feuilles dorées, brandissant deux poings américains LOVE et HATE, le réalisateur a fait le show sur le tapis rouge.

Belles de nuit

L'ancienne Miss Monde et actrice indienne Aishwarya Rai, à Cannes le 17 mai 2018

(credit photo AFP/Archives) L’ancienne Miss Monde et actrice indienne Aishwarya Rai, à Cannes le 17 mai 2018

Comme tous les ans, les robes ont été scrutées et photographiées sur toutes les coutures. Habituée de la Croisette, l’ancienne Miss Monde et actrice indienne Aishwarya Rai éblouit les photographes samedi avec une magnifique robe violette dotée d’une longue traine lui donnant l’allure d’un oiseau prenant son envol. Ont été aussi remarquées quelques anonymes avec le top-model canadien Winnie Harlow avec une robe noire à traine, l’actrice thaïlandaise Araya Hargate avec une robe jaune digne de la “Reine des neiges” ou quelques anonymes portant des tenues extravagantes.

Un appel pour Gaza

L'actrice franco-libanaise Manal Issa, à Cannes le 15 mai 2018

(credit photo AFP/Archives) L’actrice franco-libanaise Manal Issa, à Cannes le 15 mai 2018

“Stop the attack on Gaza”: la photo de la Libanaise Manal Issa brandissant une affiche de soutien aux Palestiniens sur le tapis rouge cannois a fait parler d’elle. Au pied des marches, l’actrice de 26 ans a déplié une grande feuille de papier blanche, avec en rouge ce message faisant référence aux près de 60 manifestants palestiniens tués lundi, dans de violents affrontements entre soldats israéliens et Palestiniens.

Seize femmes noires

Actrices noires (et mulâtresses) manifestent pour dénoncer leur sous-représentation dans le cinéma en France, à Cannes le 16 mai 2018

(credit photo AFP) Actrices noires (et mulâtresses) manifestent pour dénoncer leur sous-représentation dans le cinéma en France, à Cannes le 16 mai 2018

Seize actrices françaises noires et métisses ont monté ensemble les marches pour dénoncer la sous-représentation des personnes noires dans le 7e Art en France. Emmenées par Aïssa Maïga, la comédienne à l’origine d’un livre collectif “Noire n’est pas mon métier”, les actrices françaises – parmi lesquelles Eye Haidara, Sonia Rolland ou Firmine Richard – ont été accueillies par la chanteuse burundaise Khadja Nin, membre du jury de la 71e édition.

Quelques pas de danse

Le réalisateur Gaspar Noe et l'équipe d'acteur de son film

(credit photo AFP/Archives) Le réalisateur Gaspar Noe et l’équipe d’acteur de son film “Climax”, à Cannes 14 mai 2018

Bien loin de la soirée privée qui tourne au chaos dans le film “Climax”, le nouvel opus du sulfureux Gaspar Noé, l’équipe du film a transformé le tapis rouge en joyeux dancefloor. L’enfant du film de cette “histoire poisseuse et obsédante”, le petit Vince Galliot Cumant, 7 ans, menait la danse. Gaspar Noé et sa bande ont eu raison d’anticiper les réjouissances : “Climax” a décroché vendredi l’Art Cinéma Award de la Quinzaine des réalisateurs.

Et… des absents

Jean-Luc Godard, Jafar Panahi, Kirill Serebrennikov… Le tapis fut aussi marqué par quelques absents de marque. Comme d’habitude pour “JLG” qui avait déjà boudé le faste cannois en 2010 et en 2014. Pour des raisons politiques pour les deux autres: l’Iranien Panahi est interdit de travailler et de voyager par Téhéran et Serebrennikov est assigné à résidence en Russie depuis son arrestation en plein tournage de “Leto”. Tous deux ont été longuement ovationnés lors de la projection de gala de leurs films, où des sièges portant leur nom sont restés vides.

L’autre absent de l’année était le selfie, banni du tapis rouge par les organisateurs, même si plusieurs festivaliers ont su déjouer la vigilance des agents chargés de les surveiller pour immortaliser leur montée des marches.

Publié le samedi 19 mai 2018 à 16:15, modifications samedi 19 mai 2018 à 16:45

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