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Syrie : En dépit de la résolution de l’ONU, les raids se poursuivent sur la Ghouta

Le Conseil de sécurité a voté samedi une résolution réclamant une trêve « sans délai ». Pourtant, les bombardements ont continué dans la Ghouta orientale, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

STORY - Episode 22/74

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Les habitants de la Ghouta orientale, fief rebelle dans la banlieue de Damas, la capitale syrienne, attendent toujours dans l’angoisse un début d’application du cessez-le-feu. En effet, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté samedi 23 février une trêve d’un mois. Or, au lendemain de cette résolution, les bombardements et les combats font toujours rage.

500 civils tués en 8 jours

Même s’ils étaient moins intenses que les jours précédents, le régime de Bachar al-Assad a poursuivi ses raids aériens ce dimanche 25 février.

Les raids ont repris dimanche matin. Avec deux frappes contre le secteur de Chifouniya, à la périphérie de Douma. La grande ville de la Ghouta orientale.

A déclaré l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a par ailleurs rapporté des tirs de roquettes et d’artillerie sur aux moins trois localités de la Ghouta orientale.

En outre, l’Iran, autre grand allié du président syrien, a prévenu que l’offensive, qui vise selon Téhéran des groupes « terroristes », allait se poursuivre. En effet, selon un média pro-régime, il s’agit d’un prélude à une offensive terrestre pour reconquérir la zone.

Comme l’indique la résolution. Des zones de la périphérie de Damas qui sont aux mains de terroristes ne sont pas concernées par le cessez-le-feu. Et les offensives et le nettoyage de l’armée syrienne vont se poursuivre”.

A déclaré le chef d’état-major de l’armée, le général Mohammad Bagheri, cité par l’agence officielle Irna.

Pour rappel, la campagne de bombardements du régime de Damas sur la Ghouta orientale, d’une rare violence, a été lancée en prélude à une offensive terrestre. L’objectif étant de reprendre cette région qui a échappé à tout contrôle de l’Etat syrien peu après le début du conflit.

Soupçons d’attaques chimiques

En outre, quatorze cas de suffocation ont été rapportés, dimanche, après un bombardement du régime. Une information diffusée par l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Un médecin a évoqué auprès de l’AFP des « soupçons d’armes chimiques, probablement une attaque au gaz de chlore ».

Une odeur de chlore se dégage des vêtements et de la peau de la plupart des patients. Beaucoup ont des difficultés respiratoires et des irritations au niveau des yeux et de la peau.

A-t-il détaillé.

Si l’armée syrienne n’a pas réagi à ces accusations, le ministère russe de la Défense a pointé du doigt les insurgés. Il a assuré qu’ils prévoyaient un recours à des substances toxiques. Afin de faire « d’accuser les forces gouvernementales d’utiliser des armes chimiques contre la population civile ».

Publié le lundi 26 février 2018 à 11:17, modifications jeudi 1 mars 2018 à 12:17

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