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Stationnement à Paris : Streeteo visée par une plainte de la mairie pour « faux, usage de faux et escroquerie »

Alors que la mairie de Paris va porter plainte contre la société privée en charge de la verbalisation des véhicules, la municipalité envisage également de résilier son contrat avec l’opérateur.

Les difficultés de gestion du stationnement payant à Paris, mais aussi dans d’autres villes française, ne fait que commencer. Alors qu’une enquête a été ouverte par le parquet de Paris sur les pratiques litigieuses de Streeteo, la municipalité a également décidé de porter plainte contre la filiale du groupe Indigo.

Ainsi, dans une interview au Parisien ce lundi 3 avril, Christophe Najdovski, l’adjoint au maire chargé des Transports, a annoncé que la mairie de Paris allait déposer plainte pour « faux, usage de faux et escroquerie »contre Streeteo.

Pour mémoire, dans le cadre de la loi MAPTAM (de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) les collectivités peuvent confier à des sociétés privées des missions de contrôle et de gestion du stationnement payant. Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, dans le cadre cette réforme la mairie de Paris avait décidé de confier la gestion des parcmètres et des amendes à deux prestataires externes, Moovia et Streeteo.

Des couacs à répétition

Toutefois, depuis la mise en place de ce système dans la capitale, des erreurs et autres malversations se sont multipliées. Ainsi, contrôles fictifs, handicapés sanctionnés, amendes illégales…autant de faits qui sont reprochés à Streeteo. Depuis, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour faux et escroquerie après des dysfonctionnements constatés dans le contrôle du stationnement payant dans la capitale.

Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance astucieuse.

De son côté, Streeteo s’était défendu en expliquant « avoir identifié des pratiques internes inappropriées, y compris de la part de certains managers, menées évidemment à son insu ». La société avait alors ajouté que des mesures adéquates avaient été prises aussitôt pour mettre fin à ces comportements. Et, elle avait assuré que de tels actes ne se reproduiraient plus.

La Ville a été lésée dans cette affaire par Streeteo. Nous souhaitons donc que toute la lumière soit faite. Ils devront s’expliquer dès mardi et nous montrer les mesures correctives mises en place.

A déclaré Christophe Najdovski.

Ainsi, selon Le Parisien, ce mardi, les représentants de Streeteo et de Moovia rencontreront les maires d’arrondissement, les présidents de groupe ainsi que Christophe Najdovski, à la mairie de Paris.

Un système qui n’est pas mauvais

Pourtant, l’adjoint au maire a souhaité défendre ce nouveau système de FPS (EX PV) dans Paris.

On entend parler que d’un prestataire et pas de l’autre. Ce qui prouve que tout peut également bien se passer. Le système des FPS n’est pas mauvais. La preuve, on voit qu’il y a davantage de places de stationnement dans Paris. Simplement, l’un des prestataires n’a pas travaillé dans les règles de l’art.

A-t-il précisé.

Christophe Najdovski a étayé ses propos par des chiffres. Il a assuré que le bilan de la privatisation des contrôles depuis le 1er janvier était bon.

Sur les 4,42 millions de véhicules contrôlés en janvier et février, 480.000 FPS ont été dressés parmi lesquels seulement 8% ont été contestés. 1,6% des FPS étaient injustifiés et 0,18% des contrôles étaient litigieux.

 

Publié le mardi 3 avril 2018 à 13:08, modifications mardi 3 avril 2018 à 12:10

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