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Rentrée scolaire : Ce qui change en 2017

Effectifs en CP, rythmes scolaires, langues vivantes… Dès cette rentrée scolaire, des changements ont été apportés selon les classes aussi bien en primaire qu’au collège. Petit tour d’horizon de ce qui change.

Plus de 12 millions d’élèves font ce lundi 4 septembre leur rentrée scolaire.

Elle va être marquée par des effectifs réduits dans les CP des quartiers défavorisés, par le retour à la semaine de quatre jours pour un tiers des écoles et par la mise en place de nouvelles évaluations.

Avec la polémique sur la suppression des emplois aidés, la première rentrée scolaire du nouveau ministre de l’Education a frôlé la catastrophe.

Néanmoins, dans l’ensemble les premières mesures de Jean-Michel Blanquer ont été très largement approuvées par l’opinion publique.

En effet, interrogés par l’institut YouGov dans son baromètre de septembre pour Le HuffPost et Cnews, « 70% des Français approuvent le dédoublement des classes de CP dans le réseau d’éducation prioritaire ». La mesure-phare de cette rentrée 2017-2018 et du programme présidentiel d’Emmanuel Macron.

Ainsi, découvrez à quoi ressemblera le quotidien des élèves français dès septembre 2017.

Retour à la semaine de quatre jours

Un assouplissement des rythmes scolaires est amorcé.En effet, une plus grande latitude a été laissée aux communes pour les aménager si elles le souhaitent, soit pour les conserver, soit pour revenir au système antérieur. Jean-Michel Blanquer n’entendait pas « inciter » au retour à la semaine de quatre jours. Pourtant, selon FranceInfo, 31,8% des écoles ont saisi l’occasion. Ce qui représente 28,7 % des écoliers.

Certains départements ont basculé en masse, comme la Corse (avec 96 % des écoles) ou les Hautes-Alpes (78 %). En outre, ce sont surtout les communes rurales qui ont fait ce choix. Cependant, un certain nombre de villes ont également fait machine arrière. A l’instar de Nice, Toulon, Perpignan, Dunkerque ou Versailles.

Douze élèves par classe en CP et CE1

Dans les quartiers dits « défavorisés », les écoliers ne seront plus que 12 par classe. Ainsi, 2.500 enseignants supplémentaires devraient être recrutés pour assurer le dédoublement des classes qui font partie du réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+).

Jean-Michel Blanquer s’est donné un objectif :

Voir 100 % des élèves réussir leur CP.

Le dispositif sera étendu aux CP et aux classes de CE1 en REP aux rentrées 2018 et 2019. Pourtant, sur le terrain, la mesure n’a pas été simple à mettre en oeuvre. Car pour diviser les classes par deux, il faut le double de salles.

Ainsi, pour cette rentrée, dans 86 % des cas, les locaux ont permis d’avoir deux classes de 12 élèves. Ailleurs, deux enseignants interviendront dans la même salle.

Autre difficulté, la mesure n’ayant pas fait l’objet de créations de postes spécifiques, les recteurs ont puisé dans les viviers de remplaçants, gonflé les effectifs dans les autres classes que le CP, ou supprimé des postes de « plus de maîtres que de classes ».

Enfin, autre changement au cours préparatoire : pour l’apprentissage de la lecture, la méthode syllabique sera privilégiée par rapport à la méthode globale.

Retour des classes bilangues et de l’option latin en 5e

Autre promesse de campagne qui se concrétise à la rentrée, le rétablissement de l’ensemble des classes bilangues qui avaient, pour un tiers d’entre elles, été supprimées avec la réforme du « collège 2016 ». Ainsi, au collège, les élèves de 6ème vont pouvoir, en option, suivre une deuxième langue vivante étrangère ou régionale.

Cela représente 1.200 nouvelles classes. L’arrêté du 16 juin sur le collège rend possible, si les établissements le souhaitent mais sans moyens supplémentaires, la mise en place de ces sections. Tout comme des parcours européens et d’une option latin renforcé.

Selon Le Monde, à une semaine de la rentrée, le ministère de l’Education estimait que 13 % des collèges envisageaient, dès cette année, l’ouverture d’une section européenne à partir de la 5ème. À raison d’une heure hebdomadaire, les écoliers de 5e suivront un module de langues et cultures de l’Antiquité (du latin et du grec). Ce cours passera à trois heures par semaine en 4e et en 3e.

Devoirs faits

Avant leur passage en sixième, les élèves de primaire pourront bénéficier d’un soutien scolaire gratuit. Ces cours auront lieu durant les vacances d’été ou de printemps.

Des changements sont également prévus au collège. Désormais, une plage « d’études dirigées » sera aménagée entre 16h et 18h. Ou sur le temps du midi en fonction du choix de chaque établissement.

Ce nouveau temps scolaire doit permettre aux jeunes de faire leurs devoirs avant de rentrer chez eux. Elle devrait être généralisée aux écoles primaires à la rentrée 2018. Cela consiste en une aide gratuite aux devoirs sur la base du volontariat.

Pour lancer ce programme, le ministre compte sur la mobilisation des professeurs en heures supplémentaires, des assistants d’éducation, de 10.000 jeunes en service civique et des associations.

La réforme du baccalauréat

Jean-Michel Blanquer a évoqué parmi les priorités de l’année scolaire à venir« une concertation sur le bac très large et profonde » visant à réformer cet examen d’ici à 2021.

En effet, le candidat Emmanuel Macron avait promis un bac « resserré » autour d’un plus petit nombre de matières.Le reste relevant du contrôle continu. Néanmoins, cette réforme implique de repenser les classes de 2nde, 1ère et terminale dans les trois années qui viennent.

Vers la fin de la plateforme APB

Alors que 6.000 jeunes qui s’étaient inscrits sur la plateforme d’admission post-bac (APB) sont encore sans affectation à l’université, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a déclaré dans une interview au Journal du Dimanche du 3 septembre, que ce dispositif, « très critiquée, est à bout de souffle ». Et nécessite d’être « rénovée profondément ».

Le tirage au sort, à l’aveugle, dans les filières les plus demandées, sera supprimé en 2018. Je m’y suis engagée. Il faudrait peut-être aussi limiter le nombre de vœux possible. Pour éviter des orientations par défaut.

Pour réduire cet échec, les acteurs de l’éducation ont entamé en juillet une vaste concertation sur l’entrée à l’université.

Le résultat aboutira à modifier profondément la procédure d’affectation. Et à lui trouver un nouveau nom. APB rappelle trop de mauvais souvenirs.

A conclut la ministre.

Publié le lundi 4 septembre 2017 à 10:33, modifications lundi 4 septembre 2017 à 10:48

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