Société

Prime des intervenants en REP+ : Les enseignants des quartiers très défavorisés toucheront 1.000 euros à la rentrée

Emmanuel Macron avait promis une prime de 3.000 euros pour les enseignants REP+. À la rentrée, elle sera de 1.000 euros, avant une montée en charge progressive.

Le ministère de l’Education a annoncé, lundi 2 juillet, sur son site que les équipes éducatives intervenant en réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) toucheront une première prime annuelle de 1.000 euros dès la rentrée. Et ce, avant « une montée en charge progressive qui pourra aller jusqu’à 3.000 euros par an ».

Les enseignants de REP+ touchent déjà une indemnité de 2.312 euros bruts annuels depuis 2015. Et, 1.734 euros pour les REP.

Plus de 40.000 personnes concernées

Ainsi, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, une première prime de 1.000 euros sera versée à partir de la rentrée aux

  • 26.000 profs des écoles,
  • 15.000 profs des collèges,
  • 845 personnels de direction,
  • et quelque 3.500 personnels médicaux ou administratifs exerçant dans des quartiers très défavorisés.

Au total, environ « 46.000 personnes en bénéficieront », a précisé Édouard Geffray, le directeur général des ressources humaines du ministère de l’Education nationale. En sont pour l’instant exclus les assistants d’éducation, surveillants, et accompagnants des élèves handicapés. Même si « des discussions sont en cours ».

Ensuite, en 2019-2020, 2.000 euros pourront être versés. Finalement, la totalité de la somme promise devrait être distribuée en 2020-2021.

Cette mesure a pour objectif d’accroître l’attractivité des postes, valoriser les métiers des enseignants, créer une pérennité sur leurs postes et des dynamiques collectives intéressantes.

A expliqué Édouard Geffray.

Toutefois, les modalités restent encore à définir. En effet, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer voudrait notamment conditionner le versement de cette prime. Ainsi, une partie pourrait être soumise à la réalisation d’un projet collectif voire aux résultats des élèves. Une sorte de « prime au mérite » qui fait écho aux propos tenus par Gérald Darmanin. Celui-ci avait évoqué le 12 juin dernier « la généralisation de la rémunération au mérité au niveau collectif et individuels pour les agents publics ».

On est dans le plus grand flou

A l’annonce de ces mesures, plusieurs syndicats s’interrogent déjà. Comment seraient évalués les enseignants ? Á la réussite des élèves, aux compétences des enseignants. Ou encore à leur ancienneté dans l’école ?

La promesse du candidat Macron était très claire. C’était 3.000 euros pour les enseignants en éducation prioritaire. Là, on est dans le plus grand flou.

A regretté Stéphane Crochet, du SE-Unsa au micro de Franceinfo ce mardi 3 juillet.

Par ailleurs, lors de sa campagne électorale, le candidat Macron avait proposé la création d’une « agence du diagnostic et de l’accompagnement ». Elle aurait pour but d’évaluer tous les trois ans les performances des collèges et lycées. Or, cette agence pourrait trouver une nouvelle finalité pour évaluer et gratifier les enseignants d’une manière relativement neutre et indépendante. Une série de concertations sur les enjeux de la gestion des personnels du ministère a été lancée en mai dernier avec les syndicats. Elles devraient aboutir à l’automne.

Publié le mardi 3 juillet 2018 à 13:36, modifications mardi 3 juillet 2018 à 10:37

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