Société

Le Quai d’Orsay demande du respect à Donald Trump

La polémique continue après les déclarations de Donald Trump sur les attentats du 13 novembre et les armes à feu.

Respect pour les victimes

La sortie de Donald Trump vendredi soir risque de faire couler de l’encre pendant plusieurs jours. Le Président américain s’est ainsi livré à un hasardeux pronostic devant une conférence de la NRA. Selon lui, si les Français avaient été autant armés que peuvent l’être les Américains alors il n’y aurait pas eu autant de morts. Il faisait notamment référence au Bataclan, où 90 personnes ont trouvé la mort. Les associations de proches de victimes et de rescapés ont été les premières à réagir. On lui a ainsi dit d’aller “se faire f…”. Après la réponse populaire, c’est la réponse politique. Le Quai d’Orsay a émis un communiqué le 5 mai, demandant du respect.

La France exprime sa ferme désapprobation des propos du président Trump au sujet des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et demande le respect de la mémoire des victimes des attentats du 13 Novembre.

L’occasion aussi de rappeler pour le Quai d’Orsay l’importance de la liberté de chaque pays à pouvoir définir sa propre législation sur le port des armes.

 La libre circulation d’armes au sein de la société ne constitue pas un rempart contre les attaques terroristes, elle peut au contraire faciliter la planification de ce type d’attaque. Chaque pays définit librement sa propre législation dans le domaine du port d’armes comme dans d’autres. La France est fière d’être un pays sûr où l’acquisition et la détention d’armes à feu sont strictement réglementées.

36.252 morts en 2015

Enfin, le communiqué s’achève par une ultime déclaration qui a tout d’un provocation alors que le pays approche des 250 fusillades dans des écoles depuis 6 ans et que 36.252 personnes sont mortes par armes à feu en 2015.

Les statistiques de victimes par arme à feu ne nous conduisent pas à remettre en cause ce choix.

Donald Trump qui a reçu beaucoup de messages sur Twitter n’a pas encore répondu à la polémique qui est née de côté-ci de l’Atlantique. Peut-être va-t-il passer à l’action après ce communiqué du Quai d’Orsay. A moins qu’il ne faille attendre le retour d’Emmanuel Macron de Nouvelle-Calédonie. 

Publié le dimanche 6 mai 2018 à 11:05, modifications dimanche 6 mai 2018 à 9:53

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