Société

Jean-Yves Henry, le médecin français qui veut “guérir” l’homosexualité via l’homéopathie

À l’heure où l’homosexualité est de plus en plus reconnue et acceptée comme une orientation sexuelle légitime au même titre que l’hétérosexualité, certains la classent toujours dans les maladies mentales. C’est le cas de ce médecin français installé en Suisse, aujourd’hui décrié.

Le Dr Jean-Yves Henry adopte une démarche similaire à celle utilisée par les thérapies de conversion états-uniennes. Ainsi, sur son site Médecine Intégrée, le praticien propose des “remèdes” à l’homosexualité. Selon ce généraliste français, cette orientation sexuelle serait un symptôme d’une pathologie mère.

En séparant les gays des lesbiennes, Jean-Yves Henry affirme que leur “condition” n’est qu’une des nombreuses manifestions du trouble de la personnalité limite, ou borderline chez les anglo-saxons.

Aussi, confiant en son triple savoir de médecin occidental, d’acupuncteur et d’homéopathe, il pense avoir la solution pour “guérir” les personnes aimant le même sexe. Une position éloignée de sa discipline et de l’opinion publique.

Le Dr Jean-Yves Henry contredit par ses pairs…

En effet, en France, l’homosexualité n’est plus au registre des maladies mentales depuis 1981. À l’International, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’alignait sur l’Hexagone en 1990. D’autre part, un des arguments récurrents des détracteurs des LGBT est que l’homosexualité relève d’un choix.

Elle serait, par conséquent, contre-nature, puisque n’existant pas selon eux chez les animaux. Outre le fait que l’homme est un animal (bien qu’il soit politique selon Aristote), les assertions des homophobes sont fausses. Ainsi, les scientifiques tendent à penser, études à l’appui, que l’homosexualité est moins un choix qu’une interaction de l’acquis et l’inné.

Cette prédisposition se matérialiserait  lors de la formation de l’embryon. Et ce, via une caractérisation hormonale précise. D’autre part, il est aujourd’hui prouvé que l’homosexualité est présente dans la plupart des espèces animales terrestres. Idem pour la transidentité.

…Mais aussi par l’opinion publique

Enfin, pour ce qui est du sentiment des particuliers, on va vers une acceptation plus grande des LGBT. En fin 2017, FranceInfo reprenait un sondage fait en 1979 dans le pays, afin de comparer la perception des homosexuels par les Français.

À près de 30 ans d’intervalle, les interviewés devaient répondre à la question “Que pensez-vous des homosexuels ? “. Si à l’orée des années 80 les Nationaux donnaient des opinions en majorité hostiles, l’année dernière, c’est le fait que certains se posent cette question qui leur paraissait problématique.

Publié le jeudi 16 août 2018 à 15:07, modifications jeudi 16 août 2018 à 12:54

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