Société

Etudes supérieures : La nouvelle plateforme d’admission post-bac s’appelle désormais Parcoursup

Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a annoncé le nom de la future plateforme Parcoursup qui viendra remplacer l’APB.

La plateforme APB est définitivement enterrée. En effet, la ministre de l’Enseignement supérieur a dévoilé ce mardi 21 novembre le nouveau nom de la plateforme : Parcoursup.

Invitée de La Matinale d’Europe 1, Frédérique Vidal a ainsi déclaré au sujet du site d’accès à l’enseignement supérieur :

C’est le nom qui a été choisi par les internautes. Nous avons fait une concertation ce week-end pendant le salon de l’orientation.

En outre elle a précisé :

J’aime bien la notion de parcours, ils ont bien compris ce qu’on était en train de préparer pour leur avenir”, se réjouit-elle.

Des parcours adaptés

Dans cette interview menée par Patrick Cohen, la ministre est revenue sur le projet de loi Orientation et réussite des étudiants. Celui-ci sera présenté mercredi 22 novembre en Conseil des ministres.

Il est très important que les bacheliers puissent accéder à l’enseignement supérieur. Mais il faut reconnaître la diversité des bacheliers, donc il faut leur proposer des parcours qui leur sont adaptés. L’élève aura toujours le dernier mot dans le choix de sa filière.

Sur la plateforme APB, l’élève de Terminale pouvait formuler jusqu’à 24 vœux. Un système jugé excessif et inefficace par Frédérique Vidal.

Ainsi, elle a choisi de réduire la liste de vœux à dix.

On a pu le voir cet été quand ils avaient leur quatorzième vœu. Ça ne correspondait pas à ce qu’ils souhaitaient. En moyenne, les bacheliers faisaient huit vœux. C’est pour ça qu’on a choisi ce chiffre.

A détaillé la ministre.

Par ailleurs, les futurs bacheliers auront jusqu’au 15 mars pour les inscrire, sans hiérarchie.

La grande nouveauté du « oui, si »

Au cœur de cette nouvelle procédure, la notion du « Oui si ».

Ça veut dire que l’équipe pédagogique qui aura regardé le dossier du bachelier considère qu’il devra être accompagné de manière particulière et spécifique. Avec plus de travaux dirigés, plus de méthodologie. Un parcours proposé avec plus de temps pour mûrir son projet…

A expliqué Frédérique Vidal.

Enfin, concernant la mobilité pour les futurs étudiants, la ministre a affirmé qu’elle restera bel et bien possible.

On sait aussi que les frontières administratives ne correspondent pas toujours à la réalité. Parfois, on habite beaucoup plus près d’une université qui n’est pas dans son académie

illustre Frédérique Vidal.

Un parcours en adéquation avec le marché du travail

Ainsi, la ministre de l’Enseignement supérieur a clairement affiché l’objectif de ne plus recourir au tirage au sort dans les filières bouchées. Mais également, de ne plus subir un taux de réussite en première année d’université qui est actuellement de seulement 30%.

Fin septembre, il restait 130.000 places dans l’enseignement supérieur. Presque 10.000 dans les BTS. Presque 2.500 dans les classes préparatoires. Le reste dans les premiers cycles universitaires.

A rappelé la ministre.

Par conséquent, au moment du choix d’orientation des futurs bacheliers, la ministre souhaite donc que leur soit suggéré des parcours plus en adéquation avec le marché de l’emploi.

On indique aux jeunes où sont les emplois. Les filières qui sont les moins demandées sont les filières scientifiques et numériques. Or, on sait que c’est là que se trouvent les gisements d’emplois pour demain.

La nouvelle plateforme Parcoursup ouvrira le 15 janvier 2018. Les bacheliers auront jusqu’à mi-mars pour s’inscrire. Les candidats recevront les réponses au fil de l’eau, à partir de mai. L’objectif du ministère étant que le maximum d’étudiants soient fixés avant le bac début juin.

Publié le mardi 21 novembre 2017 à 12:01, modifications mardi 21 novembre 2017 à 11:37

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