Société

#balancetonporc : Plusieurs milliers de victimes de harcèlement sexuel s’expriment

Après le scandale Weinstein, des milliers de femmes ont répondu à une initiative lancée par sur les réseaux sociaux avec le hashtag #balancetonporc

Sandra Muller, fondatrice et directrice de la rédaction de La lettre de l’audiovisuel a posté vendredi 13 octobre sur Twitter un appel à dénoncer le harcèlement sexuel.

Et la journaliste de donner l’exemple en citant le nom d’un ancien dirigeant de France 2 et ancien président de la chaîne Equidia qui l’aurait harcelée. En deux jours, la Toile s’est enflammée avec plus de 60.000 tweets reprenant le hashtag #balancetonporc.

L’identité du harceleur parfois révélée

Dans son tweet, Sandra Muller invite à raconter son expérience.

Aussitôt le hashtag lancé, des centaines de messages se sont multipliés sur le réseau social.

Ainsi, des agressions physiques et verbales subies au quotidien, sur le lieu de travail, mais aussi dans les transports ou encore dans la rue sont relatées.

La journaliste Julia Molkhou, la députée Aurore Bergé (LREM), mais aussi plusieurs centaines d’anonymes ont ainsi raconté leur expérience personnelle.

Faisant de #balancebonporc l’un des hashtags plus utilisés ces deux derniers jours.

Outre les agressions physiques ou verbales sur le lieu de travail, beaucoup racontent aussi celles du quotidien. Que ce soient les attouchements dans les transports ou les injures dans la rue.

Ainsi, à une internaute qui parle d’un

Vieux croûton de 70 ans qui me reluque de haut en bas dans le métro. Pour me dire que je suis charmante. Avec un clin d’œil

Un autre répond :

Regarder, complimenter, être vieux, cligner des yeux, être un homme, respirer. C’est du harcèlement sexuel !”

Des réponses déplacées

Ainsi, ces témoignages de femmes parfois poignants visant des supérieurs hiérarchiques anonymes, des responsables de stages ou évoquant des épisodes de harcèlement dans la rue se sont multipliés.

Or, si certaines ont reçu des manifestations de solidarité masculine, certaines réactions ont remis en cause ces déclarations, sous le hashtag inversé #balancetatruie.

En outre, certaines sont prises à partie par des internautes pour ne pas divulguer le nom de leur harceleur ou de leur agresseur. C’est le cas de l’actrice et chroniqueuse Julia Molkhou, qui explique ne pas vouloir participer à « cette chasse aux sorciers ».

Enfin, invitée du social studio de RTL, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, est revenu sur cet hashtag.

On a toutes des histoires de harcèlement et d’agression à raconter. Ce serait beaucoup trop long, si je commençais à vous faire l’inventaire de toutes les fois où je me suis sentie dans une situation qui mérite d’être racontée.

Ainsi, elle a estimé qu’il était «  indispensable de légiférer » parce que le harcèlement de rue n’est pas caractérisé dans la loi.

Vous avez d’un côté la séduction, qui est consentie, et de l’autre côté l’agression sexuelle ou l’injure publique. On ne peut pas actuellement porter plainte pour harcèlement de rue.

 

 

Publié le lundi 16 octobre 2017 à 11:13, modifications lundi 16 octobre 2017 à 10:30

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