Société

Au Japon, on préfère adopter des adultes

Face à un taux de natalité au plus bas au Japon, on préfère adopter des adultes que des enfants. Une situation très particulière.

Au Japon, 98% des adoptions concernent des hommes adultes. Ici, les enfants n’ont pas la cote. Une obligation face à un taux de natalité très bas et une volonté de maintenir les traditions.

Cherche héritier désespérément

Le Japon manque d’enfants. En 2017, moins d’un million de bébés sont nés dans le pays. Le taux de natalité était le plus bas depuis 1899 et le début des statistiques. Pire, depuis 2008, les décès sont plus nombreux que les naissances. Si cette situation pose de vrais problèmes démographiques, un impact plus inattendu arrive au niveau des adoptions.

En France, la majorité des adoptions selon les données de l’INED se fait avant l’âge de 3 ans. Au Japon, dans 98% des cas, les personnes adoptées sont des hommes adultes, entre 20 et 30 ans. Dans la majorité des cas, il s’agit d’employés travaillant dans l’entreprise. La logique est simple. Le propriétaire n’a pas d’enfant. Plutôt que de voir son entreprise disparaître, il adopte un fils. Celui-ci héritera donc de la fortune ou de l’entreprise familiale. Ses parents biologiques reçoivent eux de l’argent et des cadeaux précisent nos confrères de Slate.

Cette logique est parfois extrême. Si une famille a une fille mais pas un fils, elle peut tout de même adopter un héritier. En effet, dans la société japonaise, on considère toujours que la fortune se transmet du père au fils.

Publié le vendredi 9 mars 2018 à 10:21, modifications vendredi 9 mars 2018 à 10:21

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