Santé

Mort subite du nourrisson : les nouvelles recommandations

L’académie de pédiatrie des États-Unis (AAP) vient d’émettre de nouvelles recommandations quant au syndrome de mort inattendue du nourrisson.

Faut-il coucher les nourrissons sur le dos ou sur le ventre ? Le débat revient régulièrement et les préconisations changent avec les avancées de la recherche pédiatrique.

En France, chaque année, on recense environ 400 à 500 nourrissons qui décèdent de mort subite du nourrisson ; expression qui désigne tout décès d’un nourrisson, entre la naissance et l’âge de 2 ans, survenant sans que rien ne le laisse prévoir. Il est pourtant difficile d’avoir des chiffres précis sur ces événements car les certificats de décès ne rendent pas toujours compte des multiples facteurs expliquant la mort inattendue du nourrisson.

Ainsi, il y a un grand enjeu autour de la mort subite du nourrisson, particulièrement brutale et culpabilisante pour les familles endeuillées. L’objectif, pour les professionnels de santé, est d’essayer d’en comprendre les causes et de mettre en place une prévention efficace. Aujourd’hui, on sait que plus d’un tiers des décès des enfants de moins de six mois sont dus à un sommeil dans un environnement non sécurisé : couchage sur le ventre ou sur le côté ou encore une literie non adaptée.

Une étude publiée dans la revue médicale Pediatrics ce lundi 24 octobre par l’académie de pédiatrie des États-Unis (American Academy Pediatry) vient apporter de nouvelles recommandations pour réduire ce risque de mort inattendue :

Nous savons que les parents peuvent être dépassés par la venue au monde d’un enfant et nous voulons procurer un guide clair et simple sur la manière et le lieu de le faire dormir.

a expliqué Rachel Moon, l’une des auteurs de ces conseils.

Il s’agit de la première mise à jour des recommandations de l’AAP depuis 2011 pour créer un environnement de sommeil plus sûr pour les nourrissons.

Ainsi, ces préconisations reposent sur trois bases

1- Faire dormir le nourrisson dans la chambre parentale

Faire dormir l’enfant dans la même pièce que ses parents serait associé à une réduction de 50% du risque de mort subite. Sur la base de ce constat, l’AAP estime qu’une telle pratique :

devrait être suivie pendant au moins les six premiers mois, et même jusqu’à un an.

Il s’agit d’offrir un environnement de sommeil plus sûr pour l’enfant et ainsi de générer le moins de stress possible.

2- Faire dormir le nourrisson sur le dos

Le rapport de l’AAP recommande de coucher les nourrissons sur le dos sur une surface ferme dans un berceau, enveloppés dans un drap bien ajusté et d’éviter les couvertures, les oreillers ou les peluches qui pourraient les étouffer et créer une chaleur excessive.

Les enfants courent le plus grand risque de mort subite entre un et quatre mois, mais de nouvelles études montrent que des couvertures, oreillers et autres objets mous sont dangereux pour les bébés de quatre mois et au-delà, selon l’AAP.

Des études ont montré que le fait de coucher les bébés sur le dos avait fait tomber le nombre de nourrissons mourant du syndrome de mort subite de 53% entre 1992 et 2001.

Exemple insolite : En Finlande, en faisant dormir les bébés dans des boîtes en carton,  le taux de mortalité infantile aurait significativement chuté.

3- Nourrir l’enfant au sein

Enfin, nourrir l’enfant au sein accroîtrait également la protection contre le syndrome de mort subite.

Publié le mardi 25 octobre 2016 à 16:17, modifications mardi 25 octobre 2016 à 15:47

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