Santé

La maladie d’Alzheimer bientôt détectée par un fond de l’œil ?

D’après des chercheurs américains, un examen de la rétine permettrait de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avant que les symptômes ne se manifestent.

À en croire une récente étude du Cedars-Sinaï Medical Center de Los-Angeles (aux Etats-Unis), révélée par RTL ce mardi 29 août, c’est peut-être dans le fond de l’œil que l’on détectera demain la présence de la maladie d’Alzheimer.

Actuellement cette maladie neurodégénérative touche 900.000 personnes en France sans qu’aucun traitement efficace ne soit disponible.

Or, selon les chercheurs américains, les yeux « ouvrent une fenêtre directe pour la surveillance des maladies du cerveau ».

Ainsi, cette nouvelle méthode s’appuie sur l’hypothèse que les plaques amyloïdes, des amas de protéines que l’on retrouve dans le cerveau des malades d’Alzheimer, apparaissent dans la rétine avant de coloniser le cerveau.

En 2011, l’équipe de scientifiques du Cedars-Sinaï Medical Center démontrait le phénomène dans la rétine de souris porteuses d’Alzheimer.

Ils ont ensuite étayé leurs propos avec des rétines de malades humains, post mortem.

Un diagnostique peu coûteux

Pourtant, il est déjà possible de faire un dépistage précoce.

Néanmoins, il s’appuie en général sur une série d’imageries médicales ou de recherche de marqueurs via une ponction lombaire.

Brefs, des tests diagnostiques parfois lourds, et coûteux.

Or, ce que proposent les médecins américains, c’est une alternative simple, peu invasive et peu coûteuse.

Elle consiste à injecter une substance fluorescente aux patients.

Ensuite, par rétinographie, c’est-à-dire par un cliché photographique de la rétine, les plaques révélées par le produit fluorescent pourront être observées et analysées.

Convaincus par l’efficacité de cette méthode, les scientifiques ont créé la start-up, Neurovision Imaging. Leur objectif est de promouvoir cette technique baptisée « Retinal Amyloid Imaging ».

Ils la testent actuellement sur des patients et des volontaires sains à risque.

Ainsi, Neurovision Imaging cherche à tester à plus grande échelle sa technique. Elle inclut déjà 380 volontaires non malades de plus de 65 ans, qui sont suivis à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

En fonction des résultats, la méthode sera validée (ou pas) d’ici trois ans.

Publié le mercredi 30 août 2017 à 11:03, modifications mercredi 30 août 2017 à 9:52

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !