Santé

L’obésité : un fléau qui pourrait diminuer l’espérance de vie des Européens

Malgré une espérance de vie en hausse, les fléaux de l’obésité mais également la consommation de tabac et d’alcool pourraient bientôt inverser la courbe.

D’après les derniers chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’espérance de vie des Européens continue d’augmenter. Pourtant, à terme, le problème de l’obésité pourrait inverser la courbe. Il s’agit donc d’une menace importante qu’il faut absolument mieux prendre en compte.

Des chiffres encourageants, d’autres très inquiétants

D’après un rapport publié ce mercredi 12 septembre 2017 inutilité “Rapport la santé Européen”, le bien-être des Européens reste le plus élevé du monde, avec toutefois d’importantes disparités entre plusieurs grandes régions. Certains pays semblent ainsi plus touchés que d’autres par des lacunes importantes dans ce domaine.

Ainsi, la moyenne européenne en termes d’espérance de vie était de 77,8 ans en 2015, contre 76,7 ans en 2010 (81,1 ans pour les femmes contre 74,6 ans pour les hommes). Mais les hommes islandais vivent 16 ans de plus qu’au Kazakhstan en moyenne. En France, les Femmes vivent en moyenne 86,3 ans, et les hommes 79,8 ans. En général, il y a donc une dynamique de progrès indéniable, qui sont toutefois inégalement répartis entre les sexes, les générations, et parfois même à l’intérieur d’un même pays. Et les facteurs de risques liés à notre mode de vie sédentaire ont tendance à devenir de plus importants, de sorte qu’ils pourraient bientôt menacer notre espérance de vie si aucune mesure suffisante n’est prise rapidement.

Parmi ces facteurs, l’obésité et le surpoids trônent en première place, avec des chances accrues de développer des maladies comme le diabète, le cancer ou les maladies cardiovasculaire. Or, la proportion de personnes en surcharge pondérale a tendance à augmenter dans la plupart des pays européens. En effet, le surpoids et l’obésité touchent respectivement 58,7% et 23,3% de la population en Europe, avec une progression particulièrement forte dans un pays comme la Turquie où 32,1% de la population est obèse, et près de 40% des femmes.

D’après les chiffres de l’OMS, une personne est dite obèse lorsqu’elle présente un indice de masse corporelle supérieur à 30kg/m². Cela correspond à un poids de 87 kg pour une personne d’1 mètre 70. Après la Turquie, Malte et le Royaume-Uni sont les deux autres pays les plus atteints par ce fléau. 

Nous consommons trop de tabac et d’alcool

Dans une précédente étude de l’OMS, nous apprenions que les Européens sont de loin les plus grands consommateurs d’alcool et de tabac dans le monde. Ainsi, 29% des Européens de plus de 15 ans fument, d’après un chiffre obtenu en 2013, contre 16,9% en Amérique du nord et du sud et 24,8% en Asie du sud-est. Certains pays présentent des chiffres effrayants, comme la Grèce où 43,4% des gens fument. Ils sont également 39,5% en Russie, et 28,1% en France.

Pour ce qui est de l’alcool, la consommation des Européens reste très élevée, même si elle connaît une baisse depuis 2008. En effet, elle s’établit en 2013 à 8,6 litres par personne par an, contre 6,4 litres par personne par an dans le reste du monde. Les plus grands consommateurs au sein de l’Union Européennes sont les pays de l’est comme la Lituanie avec 15,2 litres par personne, la République Tchèque avec 12,7 litres par personne, la Belgique avec 12,6 litres par personne. La France, avec 11,5 litres par personne, dépasse la moyenne de l’UE, qui se situe quant à elle à 10,2 litres par personne.

Les cancers : une hausse du nombre de personnes atteintes

Si la mortalité liée au cancer a tendance à baisser, on déplore toutefois une hausse du nombre de cas en Europe. En effet, d’après l’OMS, pour les cancers, le diabète, les maladies respiratoires et cardiovasculaires, la mortalité a baissé de 9% entre 2010 et 2015, ce qui représente un progrès très important, d’autant que leur nombre a considérablement augmenté. En effet, les cas de cancer détectés ont connu une hausse de 5% chaque année entre 2010 et 2014, avec une incidence finale de 569 cas sur 100 000. 

Pour ce qui est de la couverture santé universelle, le remboursement des prestations de santé sont assez variables d’un pays à l’autre. Ainsi, en France en 2014, les ménages payaient 6,3% du total des frais dépensés, contre 16,7% dans le reste de l’Union Européenne, et jusqu’à 45,8% en Russie. Des progrès semblent toutefois avoir été fait dans ce domaine dans de nombreux pays européens.

Publié le dimanche 16 septembre 2018 à 11:09, modifications dimanche 16 septembre 2018 à 11:06

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