Santé

Dissimulation de nanoparticules dans les produits alimentaires… le scandale fait rage !

L’UFC-Que Choisir vient d’annoncer son intention de porter plainte contre neuf fabricants qui dissimuleraient des nanoparticules dans leurs produits. Retour sur cette affaire qui fait grand bruit auprès des consommateurs.

Les nanoparticules sont dangereuses pour la santé humaine, ce n’est pas une nouveauté. Nous le savons, et pourtant, à en croire l’UFC-Que Choisir, certaines entreprises de l’agro-alimentaire continuent à les utiliser. Neuf d’entre elles sont pointées du doigt par l’association de consommateurs qui crie au scandale.

C’est après avoir analysé seize produits agro-alimentaires particulièrement populaires que l’UFC-Que Choisir a tiré la sonnette d’alarme. En effet, 100% des produits analysés contiennent des nanoparticules. Le problème, c’est que seulement trois d’entre eux en font mention sur leur emballage. C’est pourtant une obligation légale que d’en mentionner la présence.

Quels sont les produits incriminés ?

L’UFC-Que Choisir a cité quelques produits de grandes marques qui ont été analysés. On découvre ainsi une liste noire de produits contenant des nanoparticules, comme par exemple les M&M’s Peanuts (Mars), le dentifrice Aquafresh triple protection+blancheur (GlaxoSmithKline), le déodorant Sanex Natur 48h (Colgate-Palmolive), ou encore le stick à lèvres nourrissant Avène Cold Cream (groupe Pierre Fabre). Suite à cette troublante découverte, l’association a choisi de porter plainte contre neuf entreprises, à savoir le Groupe Casino, JDE, Mars Chocolat France, Mc Cormick, Colgate-Palmolive, Lavera, Avène, Coty, et GlaxoSmithKline.

Un affolement général

Face à ce scandale, les consommateurs sont inquiets. C’est pour cette raison que l’UFC-Que Choisir demande au Gouvernement de publier la liste des produits alimentaires et cosmétiques contenant des nanoparticules. Les bénévoles réclament également la mise en demeure des fabricants qui commettent des infractions en dissimulant la présence des nanoparticules dans leurs produits de grande consommation.

Les choses avancent, mais trop doucement pour l’UFC-Que Choisir. En effet, l’année dernière, l’association avait démonté la présence de l’additif E171 sous forme de nanoparticules dans des sucreries. Le Gouvernement avait alors renforcé les contrôles de la DGCCRF, et les résultats étaient alarmants puisque 87% des 40 produits cosmétiques et 39% des 74 produits alimentaires testés contenaient des nanoparticules. Malheureusement, là encore, les étiquettes ne mentionnaient pas la présence de ces nanoparticules.

Les marques ont vivement réagi

Les neuf marques attaquées par l’UFC-Que Choisir ont immédiatement réagi suite la plainte déposée par l’association de consommateurs. Le groupe Casino notamment affirme être conscient de cette problématique. Il aurait engagé une nouvelle démarche qualité pour supprimer ces additifs le plus vite possible.

D’autres entreprises estiment en revanche que la réglementation est très claire au sujet des nanoparticules. Elles doivent être mentionnées sur l’emballage sous deux conditions seulement :

Il faut qu’il soit fabriqué intentionnellement, c’est-à-dire qu’il soit présent à plus de 50% dans un ingrédient, et il doit être insoluble ou bio-persistants.

 Pourtant, d’après les analyses de l’ l’UFC-Que Choisir, certains additifs incriminés sont présents à 100% sous forme de nanoparticules. Le problème demeure entier et les inquiétudes sont largement compréhensibles…  Qu’en pensez-vous ? Le débat est ouvert !

Publié le jeudi 25 janvier 2018 à 16:37, modifications jeudi 25 janvier 2018 à 16:06

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