Santé

Les 11 vaccins obligatoires pour les enfants dès le 1er janvier 2018

Il y aura bien 11 vaccins obligatoires pour les enfants dès le 1er janvier 2018. Huit nouvelles injections, jusqu’ici recommandées, seront imposées aux nouveau-nés et aux jeunes enfants. 

Evoqué en juin, le passage de trois à onze vaccins obligatoires au 1er janvier 2018 a été officialisé par la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur CNews, jeudi 31 août.

En effet, en plus de la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, les enfants devront être immunisés contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons. Mais aussi la rubéole, l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque, et le méningocoque C.

Des vaccins qui n’étaient que recommandés aujourd’hui.

Cet élargissement de la couverture de vaccination a vocation à durer cinq à dix ans.

Endiguer la résurgence de plusieurs maladies graves

Ainsi, dès la rentrée 2018, ces 11 vaccins seront obligatoires pour tous les enfants de moins de 2 ans et pour tous ceux nés à partir du 1er janvier 2018.

Agnès Buzyn a toutefois voulu se montrer rassurante sur CNews :

Nous laisserons évidemment le temps aux familles de se mettre en ordre de marche. Car il est hors de question de pousser les gens à vacciner dans l’urgence.

Néanmoins, le gouvernement compte sur cette extension de l’obligation vaccinale pour « endiguer la résurgence de plusieurs maladies graves telles que la rougeole ou certaines méningites ».

L’idée c’est que les 15% des enfants non vaccinés qui mettent en danger les autres. Et qui favorisent la réémergence d’épidémies pour lesquelles il y a des morts aujourd’hui. Se mettent en ordre de marche pour protéger le reste de la population.

S’est justifiée la ministre de la Santé.

En effet, interrogée en juin par Le Parisien, elle avait notamment visé la rougeole, dont le retour en France ces dernières années inquiète les professionnels de santé.

En outre, elle a expliqué appuyer la décision de son ministère sur les recommandations formulées par le Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination dans son rapport 2016.

Que risquent les parents qui refusent ?

En théorie, les récalcitrants encourent jusqu’à six mois de prison et 3 750 euros d’amende, comme le prévoit l’article L 3116-4 du Code de la santé publique. Or, en pratique, les enfants non vaccinés risquent surtout de ne pas être admis à l’école ou en crèche. En effet, à défaut d’attestation de vaccination ou de contre-indication aux vaccins obligatoires, l’enfant peut être exclu de son établissement.

Si les parents n’ont pas vacciné leur enfant au bout de trois mois, au nom de l’article R3111-17 du Code de la santé publique, le maire de la commune concernée peut décider d’une expulsion. Pour l’instant, Agnès Buzyn a préféré jouer la carte de l’apaisement.

Mon objectif n’est pas de sanctionner. L’objectif de cette obligation c’est de rendre la confiance aux Français.

A-t-elle souligné jeudi.

Le ministère de la Santé a également assuré que ces 8 vaccins sont « des vaccins sûrs, administrés depuis des décennies ». Et déjà reçus en totalité par environ trois quarts des enfants en 2016.

Publié le dimanche 3 septembre 2017 à 11:57, modifications lundi 4 septembre 2017 à 11:14

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