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Un projet d’attentat déjoué avec trois arrestations à Marseille, Clermont-Ferrand et en région parisienne

Alors que les débats sur l’état d’urgence créent toujours la polémique et que la crainte d’un attentat ainsi que la menace terroriste restent toujours aussi élevées à travers l’Hexagone, une opération de police de grande envergure vient de permettre de déjouer une série d’attaques en France.

Un nouvel attentat a été déjoué en ce mardi 21 février. Les services anti-terroristes ont arrêté trois hommes d’après des informations de l’AFP et de LCI. Les interpellations se sont déroulées à Clermont-Ferrand, à Marseille et en région parisienne. Ce dispositif sécuritaire impressionnant a été déclenché suite à des craintes d’un passage à l’acte imminent. Les trois individus étaient suspectés de vouloir orchestrer un attentat dans les prochains jours.

La rédaction de LCI, via l’AFP, a relayé les propos d’une source proche de l’enquête :

Les suspects avaient un projet et ils étaient suffisamment avancés pour que les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) décident de leur interpellation.

Ces choix décisifs interviennent après l’ouverture, en janvier dernier, d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris. Les investigations avaient été confiées à la DGSI.

Un nouvel attentat déjoué suite à une opération de lutte contre le terrorisme de grande ampleur

Dans le cadre de ce vaste coup de filet anti-terroriste mené en ce mardi 21 février, les grands moyens auraient été employés à Clermont-Ferrand. D’après des informations de LCI et de BFM TV, une équipe de déminage serait intervenue au domicile d’un des suspects âgé de 37 ans. Les démineurs et le RAID auraient inspecté le logement en question ainsi qu’un garage. Le domicile du suspect de Clermont-Ferrand serait situé dans la périphérie sud-est de la ville d’après LCI. La zone géographique précise se situerait dans le quartier de la Fontaine du Bac. L’interpellation effectuée en région parisienne a eu lieu dans le Val-de-Marne. Plusieurs perquisitions étaient toujours en cours dans le milieu de la journée de mardi.

La piste de loups solitaires ou un réseau organisé démantelé ?

Les trois suspects sont donc actuellement en garde à vue. Elle peut notamment s’étendre jusqu’à 96 heures. Les policiers vont ainsi tenter de comprendre leur implication. Les accusés vont être questionnés sur le degré d’avancement de leur projet d’attentat. Les enquêteurs vont tenter de découvrir des liens éventuels avec d’autres individus, notamment ceux arrêtés récemment en France, dans l’Hérault. Selon des informations de La Provence, confirmées par une source proche de l’enquête, les trois individus arrêtés ce mardi auraient bien eu des contacts avec les jeunes interpellés dans l’Hérault il y a une dizaine de jours. D’après le quotidien marseillais :

rien ne permet d’affirmer qu’ils font partie d’une seule et même équipe, ni même qu’ils avaient le même projet. Ce qui est sûr c’est que ceux interpellés ce matin parlaient clairement de passer à l’action, mais sans pour autant dévoiler leur projet d’attaque terroriste.

Selon l’AFP, d’après une source proche de l’enquête :

À ce stade, on ne sait pas s’il y avait une cible précise.

D’après des indications de l’AFP, les trois suspects étaient très actifs sur les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, WhatsApp et Telegram. Cette méthode de communication cryptée est très prisée par les jeunes de la mouvance djihadiste. Selon les informations de BFM TV, les trois suspects arrêtés étaient en contact avec Rachid Kassim, le recruteur djihadiste français qui serait mort il y a quelques jours sur le théâtre des opérations irako-syriennes.

Le spectre de la menace terroriste toujours présent

La crainte d’un nouvel attentat terroriste se propage ces dernières semaines en France. Les forces de police et de sécurité mettent tout en œuvre pour garantir la sécurité des Français et anticiper la menace terroriste. Les morts annoncées de nombreux combattants de Daech sur le front irako-syrien ainsi que de certains leaders emblématiques comme le français Rachid Kassim font craindre un certain nombre de représailles jusqu’en Europe. Le vendredi 10 février, quatre individus avaient été interpellés dans l’Hérault. Ils étaient également suspectés de préparer des attentats. Le 3 février dernier, un Egyptien avait attaqué des militaires au carrousel du Louvre à Paris à l’aide d’une machette.

L’état d’urgence est d’ailleurs toujours en vigueur à travers l’Hexagone.

Publié le mardi 21 février 2017 à 18:19, modifications mercredi 22 février 2017 à 14:49

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