Politique

Présidentielles de 2017 : Arnaud Montebourg annonce sa candidature et dévoile son programme

Officiellement candidat à la présidentielle de 2017, Arnaud Montebourg a dévoilé dans la foulée les contours de son programme en cas d’accession au pouvoir. Détaillons donc ces mesures de ce que l’ancien ministre appelle son « projet France ».

Dimanche 21 août, Arnaud Montebourg a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 lors de la Fête de Frangy-en-Bresse, l’occasion pour l’ancien Ministre de l’Economie, du Redressement productif et du numérique de dessiner les contours de son programme dont certains éléments avaient été dévoilés le matin-même dans Le Journal du dimanche.

Le détail des propositions d’Arnaud Montebourg :

Réforme du modèle social

  • Suspension de la directive des travailleurs détachés, texte qui, selon M. Montebourg, revient à « importer le chômage des autres pays européens ».
  • Mise en place d’un dispositif visant à former des chômeurs « à un nouveau métier » pendant un an sur les 24 mois d’indemnités chômage, financé par l’argent de la formation professionnelle.
  • Elections au suffrage universel d’un « commissaire chargé de la réduction du chômage » et de la formation professionnelle, et ce, dans chaque région.

Sécurité

  • Rétablissement du « service national, civil et militaire obligatoire pour six mois » pour tous les jeunes hommes et les jeunes femmes.
  • Rétablissement d’une « police de proximité ».

Pouvoir d’achat

  • Annulation des hausses d’impôts entrées en vigueur au cours de ces cinq dernières années pour les classes moyennes et populaires.
  • Accès à la propriété notamment grâce à « une baisse de 50 à 70 % par rapport au prix du marché » pour les locataires de logements sociaux, ceci visant à faire baisser la charge du prix du logement.

Croissance

  • Jugeant que la banque publique d’investissement ne finance que « de façon homéopathique » les projets de développement, Arnaud Montebourg compte donc solutionner une partie du « problème » en soutenant les petites et moyennes entreprises (PME). Pour ce faire, l’ancien ministre souhaiterait dynamiser le « made in France » en attribuant 80 % des marchés publics aux PME « pendant une période de huit ans, le temps que la France se réindustrialise ».
  • Rénovation thermique des bâtiments dotés de 100 milliards d’euros sur cinq ans pour « faire repartir fortement les PME du bâtiment et du secteur des travaux publics », de façon à ce que l’écologie devienne le « carburant de la nouvelle croissance ».
  • Création d’un « Etat fort », avec la possibilité de « nationaliser temporairement ou partiellement une des cinq grandes banques françaises » pour agir sur l’économie nationale.
  • Abandon du plafond de 3 % du déficit public autorisé au sein de l’UE.

Réformes européennes et institutionnelles

  • Refus de l’austérité budgétaire et monétaire et création d’un « gouvernement économique » de la zone Euro pour mieux « impliquer les citoyens » dans l’avenir de l’Europe.
  • Passage de 577 à 350 députés, dont 50 élus à la proportionnelle afin que les partis politiques « exclus de la représentation parlementaire » soient représentés.
  • Réduction du Sénat à 200 membres dont 100 tirés au sort parmi les électeurs, « un par département, afin d’assurer l’entrée de citoyens dans le système politique » et 100 membres du conseil économique, social et environnemental.
  • Fin de l’utilisation de l’article 49-3, « sauf en matière budgétaire ».

 

Avec ces propositions et l’officialisation de sa candidature, Arnaud Montebourg s’inscrit donc plus que jamais en marge du gouvernement et de François Hollande, l’ancien ministre n’ayant pas manqué d’adresser de nombreuses critiques à l’égard de l’actuel chef de l’Etat lors de son intervention devant la horde de journalistes présents pour l’occasion.

Publié le lundi 22 août 2016 à 12:36, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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