Politique

Parti socialiste : Quand les comptes de campagne de Benoît Hamon font polémique

La polémique n’a cessé d’enfler après que Julien Dray a demandé un audit des comptes de campagne de Benoît Hamon.

Les comptes de campagne des onze candidats à l’élection, publiés jeudi 3 août au Journal officiel, ont révélé que Benoît Hamon était le deuxième candidat le plus dépensier, derrière Emmanuel Macron. Un état des lieux qui a déplu à Julien Dray.

En effet, invité sur LCI le 9 août dernier, le ténor du Parti socialiste a réclamé un audit des dépenses de campagne du candidat. Depuis, les réactions se sont multipliées pour dénoncer cette annonce et la polémique n’a cessé d’enfler.

Benoît Hamon le candidat « le moins rentable » de la présidentielle

Le candidat socialiste a dépensé 15,07 millions d’euros. Des dépenses particulièrement élevées, alors que Benoît Hamon n’a obtenu que 6,36% des voix lors du premier tour. Comme le fait remarquer Le Figaro, rapporté au nombre de voix, chaque bulletin aura donc coûté au candidat socialiste 6,58 euros, trois fois plus que pour la majorité des « grands candidats ».

Ainsi, le socialiste a ainsi été le candidat « le moins rentable » de la campagne présidentielle.

En outre, ses dépenses en matière de « réunions publiques » et de « propagande imprimée » ont été particulièrement élevées. Elles s’élèvent respectivement à 6,1 millions et 3,08 millions d’euros.

Julien Dray réclame un audit

Face à ces chiffres, le porte-parole de la direction collégiale du Parti socialiste, Julien Dray, a appelé à un audit des comptes de campagne du candidat socialiste.

Nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d’interrogations sur la manière dont a été géré ce budget de la campagne présidentielle. On trouve que c’est beaucoup de sous pour un résultat très modeste.

A réagi le socialiste, réclamant un audit « à faire, correct, honnête ».

Vous dépensez un argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste. Ou qui va être gagé sur le patrimoine du Parti socialiste. Donc, c’est la moindre des choses que de pouvoir venir s’expliquer en disant : Voilà ce que j’ai fait des sous.

S’est justifié Julien Dray en ajoutant :

On ne peut pas dépenser l’argent et s’en aller.

Faisant ici référence au départ de Benoît Hamon du Parti socialiste le 1er juillet dernier.

Benoît Hamon défendu par ses proches

Face à ces accusations, Régis Juanico, Mathieu Hanotin et Bastien Recher, trois anciens membres de l’équipe de campagne de Benoît Hamon, se sont rapidement exprimés pour défendre l’ancien candidat. Dans une tribune publiée dans Libération, jeudi 10 août, ils ont affirmé que la campagne avait été « sérieuse et sobre ». Dans leur texte, les auteurs affirment que :

Le niveau des dépenses du candidat socialiste au premier tour est inférieur à celui des principaux candidats des élections de 2007 et de 2012.

En outre, ils ont insisté sur le fait que Benoît Hamon est le seul candidat à « avoir fait le choix très net de publier la liste intégrale de ses grands donateurs ».

Avec un parti divisé, la déloyauté inédite de nombreux dirigeants socialistes et une campagne électorale éclair. Celui qui était alors député des Yvelines avait toutes les raisons de compenser les difficultés par des dépenses supplémentaires.

L’écologiste Yannick Jadot est également monté au créneau pour défendre le candidat socialiste. En effet, interrogé au micro de RTL, vendredi 11 août, Yannick Jadot a dénoncé :

Une opération de diversion, plutôt que de faire l’audit de ce quinquennat calamiteux.

Publié le dimanche 13 août 2017 à 11:53, modifications lundi 14 août 2017 à 9:16

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