Politique

Marine Le Pen prête à laisser sa place pour l’élection présidentielle de 2022

Marine Le Pen n’est pas encore sûre de se candidater pour la prochaine élection présidentielle. Tout dépendra de la personne qui pourrait la remplacer.

Alors que l’on ignore encore quel sera le nouveau nom du Front National, sa présidente se projette déjà vers la prochaine élection présidentielle. Mais, sans faire une fixette non plus. Marine Le Pen n’exclut pas de soutenir quelqu’un d’autre doté d’un profil “plus performant, de plus rassembleur”.

Une déclaration avant le Congrès en mars

Elle n’y pense pas comme Nicolas Sarkozy le faisait en se rasant le matin. Mais, difficile de croire que Marine Le Pen a pour autant abandonné toute ambition présidentielle en France. La présidente du Front National sans doute encore un peu sonnée par sa défaite face à Emmanuel Macron, a mis son parti en mode reconstruction.

Interrogée lors du “rendez-vous politique » de l’Association de la presse étrangère, elle s’est donc confiée sur les prochaines échéances. Tout d’abord au mois de mars, vient le Congrès du Front National. Celui-ci devrait normalement être l’occasion pour le parti de changer de nom. Mais, les informations à ce niveau sont encore particulièrement succinctes. Le seizième congrès du parti sera organisé du 10 au 11 mars prochains à Lille. Le suivant se tiendra lui normalement juste avant la présidentielle 2022. C’est là que devrait être choisi le futur candidat pour l’élection.

Mais, elle n’est pas encore sûre qu’elle sera l’élue. Pour une simple raison selon elle, elle se bat pour “des idées” et pas “pour une carrière personnelle”. Elle n’hésite donc pas à avancer que “si je suis la mieux placée pour porter nos idées et pour rassembler autour de moi, je le serai. Si les adhérents du Front national considèrent qu’il y a quelqu’un de mieux placé que moi, ça ne me pose aucun problème. Aucun problème.”

Les primaires sont hors de question

Mais alors comment pourrait être choisi le ou la nouveau chef du parti ? Présidente depuis 2011 en ayant succédé à son père, Marine Le Pen ne souffre pas vraiment de rivalités en interne, surtout depuis le départ de Florian Philippot et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen durant les derniers mois.

Elle a en tout cas exclu l’option d’une primaire d’entrée. Une décision sans aucun doute mûrie depuis la dernière élection présidentielle. François Fillon et Benoît Hamon, désignés candidats de Les Républicains et du Parti Socialistes avaient été tous les deux éliminés dès le premier tour. “Au Front national, nous ne sommes pas assez stupides pour organiser des primaires qui ont quand même été une espèce de suicide collectif” a-t-elle ainsi pointé.

Publié le vendredi 16 février 2018 à 11:35, modifications vendredi 16 février 2018 à 11:12

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