Politique

Jean-Luc Mélenchon : « Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer »

Depuis Marseille, où il est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’il comptait « remplacer » le Parti socialiste.

A Marseille, Jean-Luc Mélenchon est venu entamer sa campagne législative pour gagner le siège de la 4ème circonscription de la cité phocéenne.

En effet, ce jeudi 11 mai il était venu présenter son équipe, mais il a également détaillé les raisons de ce choix.

Je ne viens pas pour telle ou telle personnalité, je viens pour une raison de politique nationale

A expliqué Jean-Luc Mélenchon, lors de sa conférence de presse. Il a notamment souligné qu’il avait longuement hésité entre trois villes (Toulouse, Lille et Marseille).

Marseille m’a mis en tête. Et c’est à moi d’assumer, politiquement, cette situation. Pas seulement à Marseille mais dans le pays. Il y avait comme ça une série de villes ou je me trouvais en tête.

En outre, le leader de la France Insoumise, pour l’heure député européen, a justifié plus précisément sa volonté de concourir à Marseille.

Ainsi, il a dit constater dans ce territoire « une destruction des services publics qui fait apparaître des plaies béantes dans la vie de la société ».

Enfin, il a motivé sa décision par son inclination à bousculer l’entre-soi politique marseillais et désenclaver la cité phocéenne:

Marseille semble repliée sur elle-même à bavarder entre importants. Comme des moules accrochées sur leur rocher, qui dès qu’ils voient quoi que ce soit qui change leur habitude poussent des cris d’orfraie.

« Allez, on va aller au combat »

Pourtant, l’annonce de sa candidature dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, qui couvre une partie du centre-ville de Marseille, lui a valu des accusations de « parachutage ». L’un de ses principaux opposants étant Patrick Mennucci, qui est candidat à sa propre succession et qui lui a promis un « affrontement complet ».

Je ne veux pas affaiblir le PS, je veux le remplacer.

A ainsi répondu le quatrième homme de la présidentielle à ses détracteurs, avant d’ajouter :

C’est normal qu’il le prenne mal, puisque j’arrive dans cette circonscription, je n’ai aucune animosité personnelle contre lui. Je le connais de longue date, et dans le passé nous avons beaucoup rigolé ensemble. Notamment quand nous sommes allés en Chine ensemble.

A ironisé Jean-Luc Mélenchon qui fut un membre actif du Parti socialiste durant 32 ans.

Parallèlement, avec Les Républicains, l’entente semble plus cordiale.

En effet, plus tôt dans la journée, Jean-Luc Mélenchon avait rencontré le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin.

Publié le vendredi 12 mai 2017 à 8:36, modifications vendredi 12 mai 2017 à 8:22

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