Politique

Emmanuel Macron : 6 français sur 10 choqués par son vocabulaire

Lors d’une visite mercredi de l’Ecole d’application aux métiers des travaux publics à Egletons, Emmanuel Macron a prononcé une phrase “aux propos familiers”. Ses mots ont choqué la majorité des français.

Alors que la popularité du président de la République est en baisse constante, le #bordelgate ne pourrait pas arranger son image.

Foutre le bordel

Ce mercredi, Emmanuel Macron a prononcé une phrase plutôt osée qui a fait naître une véritable polémique. En effet, lors d’une visite en Corrèze, le président de la république a dit en aparté :

Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils peuvent avoir des postes là-bas. Parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire. C’est pas loin de chez eux.

Le président assume

Emmanuel Macron « assume sur le fond » de ses propos tenus. Cependant, il reconnaît tout de même qu’il n’aurait pas utilisé le mot « bordel », un « mot familier », dans le cadre d’un discours officiel.

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a tenu ce jeudi à défendre le chef de l’Etat, sur Radio Classique et Paris Première :

Je crois qu’on peut être cultivé et parler comme les Français. Je pense qu’on peut aussi avoir l’objectif en politique […] c’est le cas d’Emmanuel Macron, d’arrêter la langue de bois et d’oser nommer les choses.

57% des Français choqués par les propos d’Emmanuel Macron

Même si minimisés par le gouvernement, les mots du Président ont choqué les Français. Effectivement, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié ce vendredi, 57% se disent choqués par ses mots. Auprès d’un échantillon de 1.035 personnes, 71% des Français estiment que “d’une manière générale, lorsqu’Emmanuel Macron parle de cette manière” cela nuit plutôt à l’appropriation par les citoyens de ses idées et de son programme.

Concernant les personnes qui “foutent le bordel”, 66% des Français estiment qu’un salarié dont l’entreprise serait en difficulté “devrait plutôt se mobiliser pour défendre son emploi” alors que “34%” pensent qu’il “devrait en chercher un nouveau dans une autre structure”. En revanche, 43% des personnes interrogées ne sont pas “choquées” par l’utilisation du terme “bordel”.

Le #bordelgate n’en est donc qu’à son commencement.

Publié le vendredi 6 octobre 2017 à 15:45, modifications vendredi 6 octobre 2017 à 12:20

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