Politique

Affaire Bygmalion : Demande de renvoi en correctionnelle pour Nicolas Sarkozy

Le parquet financier a demandé le renvoi en correctionnelle des 14 personnes mises en examen dans l’affaire Bygmalion. Parmi elles se trouve l’ancien président de la République mis en accusation pour « financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012 ».

Nouveau coup dur pour le candidat Nicolas Sarkozy. Alors que l’université d’été des Républicains vient de se terminer à La Baule et que la campagne de la primaire à droite bat son plein, l’ancien président de la République voit une nouvelle fois son avenir judiciaire s’assombrir.

En effet, ce lundi 5 septembre, la section financière du parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy, ainsi que treize autres mis en examen au motif du «  délit de financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012 », dans l’affaire Bygmalion.

Plus précisément, l’ancien chef d’Etat est mis en cause pour « avoir dépassé le plafond des dépenses électorales » et a notamment fait état dans ses comptes de campagne « d’éléments comptables sciemment minorés ».

L’enquête, qui vient de s’achever, porte sur le vaste système de fausses factures qui avaient servies à dissimuler un dépassement massif du plafond des dépenses autorisées pour la campagne électorale de 2012, fixées à 22,5 millions d’euros.

Parmi les personnalités visées figurent d’anciens cadres de l’ex-UMP ainsi que les responsables de la société Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy. Les factures, retrouvées par les enquêteurs, portaient la mention de conventions de l’UMP qui n’ont jamais eu lieu.

Un éventuel renvoi de l’ancien président de la République viendrait compliquer la tâche du candidat avant la primaire de la droite, prévue les 20 et 27 novembre.

Dorénavant, il appartient aux juges d’instruction de se prononcer sur ces réquisitions, dans un délai de trois mois minimum.

Si Nicolas Sarkozy venait à être élu à l’élection présidentielle en mai 2017 tout en étant renvoyé devant le tribunal, il ne pourrait pas être jugé pendant son mandat. Son procès serait alors reporté à 2022.

Publié le lundi 5 septembre 2016 à 14:11, modifications lundi 5 septembre 2016 à 14:14

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