Politique

Election sénatoriale : Tout comprendre du renouvellement de la Chambre haute

La moitié des sénateurs va être renouvelée ce dimanche 24 septembre. Si cette élection passionne moins que les législatives ou les présidentielles, elle n’est pourtant pas anodine.

L’année 2017 aura été riche quant aux élections majeures. En effet, après la présidentielle et les législatives, place à l’élection sénatoriale ce dimanche 24 septembre.

Pourtant, parmi les trois échéances électorales de l’année 2017, cette dernière risque de passer plus inaperçue que les autres.

Car ce mode de scrutin ne sollicite pas directement les citoyens et peut sans doute expliquer ce manque d’intérêt.

Qui sont les électeurs ?

A l’inverse des élections présidentielles ou législatives, le scrutin est indirect. Cela signifie que ce ne sont pas les Français qui votent mais ce qu’on appelle des « grands électeurs ». Au nombre de 162.000 sur l’ensemble du territoire, ce collège électoral est composé de parlementaires à 5% et d’élus locaux à 95%. Ces derniers sont des conseillers régionaux et départementaux, mais également des délégués municipaux.

A savoir que leur vote est obligatoire, conformément à l’article L. 318 du Code électoral. Le cas échéant, ils encourent une amende de 100 euros.

Ces électeurs sont donc largement issus des élections municipales de 2014, remportées par la droite.

Quel est le système de scrutin ?

Il y en a deux. Dans les petits départements, où ne sont élus qu’un ou deux sénateurs, il s’agit d’un scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Dans les plus grands, le système passe à la proportionnelle. C’est-à-dire que chaque candidat doit composer une liste, obligatoirement paritaire.Ainsi, les sièges seront répartis entre les listes, selon le pourcentage de voix obtenues.

Qui sont les candidats à la sénatoriale ?

D’après des informations du site Public Sénat, au total, 1.996 personnes ont fait acte de candidature. Il s’agit d’un record. Les candidats ont 54 ans en moyenne, avec une benjamine de 24 ans et un doyen de 92 printemps.

Or, cette année, il y aura un renouvellement significatif puisque 43% des sénateurs sortants ne se représentent pas. Près de la moitié (45,5%) des candidats sont en réalité des candidates. Ce qui ne présage absolument pas d’une parité chez les vainqueurs, puisque le scrutin proportionnel ne garantit pas à tous les membres d’une liste d’obtenir un siège.

Par ailleurs, les candidats sont parfois d’ex-candidats malheureux aux législatives. Ainsi, le Front nationale présente 104 personnes éconduites lors du scrutin du mois de juin. Le Parti communiste en compte 23.

Enfin, il ne devrait pas y avoir d’entrée massive de la société civile au Sénat comme ce fut le cas à l’Assemblée nationale en juin dernier. La raison tient d’une part au mode de scrutin, qui fait que l’élection repose essentiellement sur un réseau d’élus locaux.

D’autre part, quant à la nature de la mission du Sénat comme institution porte-voix des collectivités territoriales.

Par conséquent, la bonne connaissance des institutions apparaît comme un prérequis auquel les grands électeurs sont très vigilants.

Quelle devrait être la majorité politique du Sénat ?

Il ne devrait pas y avoir de grands changements en termes d’équilibres politiques.

De plus, ce scrutin s’annonce difficile pour la République en marche et devrait renforcer la majorité de droite.

Il faut toujours être extrêmement prudent. Mais je pense que l’ensemble des groupes qui composent la majorité sénatoriale, des Républicains aux Radicaux, devrait être conforté ou progresser légèrement.

A déclaré vendredi 22 septembre, le président sortant Gérard Larcher. Celui-ci devrait donc se succéder à la tête de la Haute assemblée.

Pour l’heure, reste à savoir si le groupe La République en Marche, fraîchement formé et actuellement composé d’une petite trentaine d’élus, va réussir à prendre de l’ampleur.

Selon, le président du groupe REM, François Patriat, ancien ministre et macroniste de la première heure, l’ambition est de devenir le deuxième groupe après Les Républicains. Et devant les centristes et les socialistes.

On est 29, il faut déjà reconduire le groupe et ensuite on va essayer d’aller plus loin.

Trois mois après les élections législatives, l’effet macroniste qui a conduit à l’affaiblissement historique des partis classiques de droite et de gauche pourrait se confirmer, ou s’infirmer.

Ainsi, le groupe socialiste remet en jeu 46 sièges sur les 86 qu’il détient toujours au Sénat.

Quant aux Républicains, ils jouent 53 sièges sur 142. Le groupe Communiste, républicain et citoyen remet en jeu la quasi totalité de ses sièges.

Publié le dimanche 24 septembre 2017 à 14:49, modifications lundi 25 septembre 2017 à 10:35

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