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Paris : Manifestation de policiers en pleine nuit sur les Champs-Elysées

Près de 500 policiers ont fait part de leur mécontentement, dans la nuit de lundi à mardi 18 octobre, après que deux d’entre eux ont été gravement blessés lors d’une attaque au cocktail Molotov dans l’Essonne il y a dix jours.

Plusieurs dizaines de véhicules de police ont perturbé la circulation sur la prestigieuse avenue des Champs-Elysées à Paris, dans la nuit de lundi à mardi 18 octobre à Paris.

L’objectif de cette manifestation nocturne était d’exprimer le « ras-le-bol » d’une profession régulièrement prise pour cible dix jours après l’attaque des policiers à Viry-Châtillon (dans l’Essonne).

En tenue civile, des agents ont circulé à bord de voitures banalisées ou appartenant à la flotte officielle de la police, gyrophares allumés, autour de l’Arc de Triomphe et sur la plus belle avenue de monde aux alentours de 1h du matin, avant de se disperser.

Plus tôt dans la soirée, la manifestation était partie de l’hôpital Saint-Louis, dans le Xème arrondissement de Paris, où est hospitalisé l’un des policiers qui avait été agressé le 8 octobre par un jet de cocktail Molotov à Viry-Châtillon. L’agent de police de 28 ans, très grièvement brûlé aux mains et au visage, est toujours dans un état de santé critique.

Cet assaut d’une rare violence avait blessé quatre policiers, dont deux grièvement, près de la cité de la Grande Borne dans l’Essonne. Une dizaine de personnes « cagoulées », selon les autorités, avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés en tentant de bloquer les policiers à l’intérieur.

Mardi 11 octobre, plusieurs centaines de policiers s’étaient déjà rassemblés dans le silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués, et avaient réclamé plus de moyens et davantage de fermeté.

Nous sommes à bout.

A expliqué l’un des policiers.

C’est un ras-le-bol général. Les policiers en ont marre de voir leur administration leur répondre que s’ils veulent s’équiper, ils doivent acheter eux-mêmes leur matériel.

S’est désolé un gardien de la paix.

Selon Le Parisien, ce rassemblement « a été organisé sans organisation syndicale ».

L’AFP a révélé qu’un SMS de policiers de l’Essonne, avait appelé au rassemblement en ce début de semaine et avait ainsi été relayé par de nombreux policiers en Ile-de-France.

Suite à un énième événement tragique à Viry-Châtillon, le 8 octobre, l’actualité nous rappelle une fois de plus que nous sommes des cibles. Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder. Entre bleus.

Publié le mardi 18 octobre 2016 à 15:37, modifications mardi 18 octobre 2016 à 13:44

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