Actualité

« Omar m’a tuer » : De nouvelles découvertes relancent l’affaire Omar Raddad

Vingt-cinq ans après le meurtre de Ghislaine Marchal, de nouveaux éléments viennent semer le trouble dans l’affaire Omar Raddad.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Omar Raddad.

Le parquet de Nice a annoncé lundi 10 octobre que les empreintes génétiques retrouvées, à la demande de la défense, en novembre 2015 sur trois scellés de l’affaire « Omar m’a tuer » ne correspondent ni à celles du jardinier marocain, ni à celles de possibles suspects qui avaient été désignés par son avocate, Maître Sylvie Noachovitch.

L’avocate d’Omar Raddad avait espéré que l’exploitation de ces traces d’ADN permette

de découvrir qui est le véritable meurtrier de Ghislaine Marchal.

Ouvrant ainsi droit pour son client à un procès en révision.

De quoi donner un nouvel élan à cette affaire qui aliment les dossiers judiciaires et les médias depuis le meurtre de Ghislaine Marchal, le 23 juin 1991. La riche veuve vivant à Mougins (dans les Alpes-Maritimes), alors âgée de 65 ans, avait été tuée à coups de couteau dans sa propriété. Son jardinier, Omar Raddad, avait été condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle. Après 7 ans d’enfermement, il avait bénéficié d’une libération conditionnelle en 1998 accordée par une grâce présidentielle partielle du président de la République de l’époque, Jacques Chirac.

La comparaison de ces traces, retrouvées sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène du crime, n’a pas encore été faite avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), permettant de déterminer une éventuelle correspondance avec une personne répertoriée dans ce fichier, a précisé le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre.

C’est sur ces deux portes qu’avaient été écrites les inscriptions « Omar m’a tuer » et « Omar m’a t » avec le sang de la victime.

En novembre 2015, quatre empreintes génétiques correspondant à quatre hommes, deux empreintes parfaitement exploitables et deux autres partiellement, avaient été retrouvées sur ces scellés. Certains de ces ADN se mélangeant avec ceux de la victime.

Ces traces n’ont pas encore pu être comparées avec les ADN d’autres personnes de l’entourage de la victime pour lesquelles l’avocate d’Omar Raddad, avait ultérieurement demandé aussi un recoupement.

C’est incroyable que l’on ne sache toujours pas à qui appartiennent ces quatre ADN

Avait regretté Maître Noachovitch, qui espère à présent que la justice élargisse ses investigations à d’autres personnes que celles qu’elle a elle-même désignées.

Pour l’avocate, l’affaire pourrait connaître une importante avancée si l’étude du fichier des empreintes permet de désigner un nouveau suspect. Sauf s’il s’agit de l’ADN «d’un journaliste ou d’un policier» qui aurait manipulé les pièces à conviction lors du procès en 1994. Mais, selon Maître Noachovitch :

ces scellés ont beau être anciens, ils ont été très bien protégés.

Publié le mardi 11 octobre 2016 à 12:00, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !