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Toute la vérité sur l’élevage des animaux à fourrure

Les conditions de vie et d'abattage sont dignes d'un film d'horreur...

Les élevages d’animaux à fourrure font régulièrement scandale. Une vidéo paraît sur le Web, on découvre l’enfer que vivent les animaux et… ça continue. Mais savez-vous vraiment ce qu’il se passe ? Ce que subissent ces êtres vivants ? On vous en dit un peu plus sur le sort insoutenable qui leur est réservé…

La fourrure, c’est un véritable business qui génère et rapporte énormément d’argent. Mais outre cet argent sale et ignoble, il faut surtout savoir que ce sont des millions d’animaux qui sont torturés et tués chaque année dans des conditions absolument atroces.

Des chiffres qui en disent long…

En effet, en 2014, 109 millions de visons, 16 millions de renard, ou encore 14 millions de ratons laveurs ont été cruellement tués pour répondre aux besoins de l’industrie de la fourrure. Et encore, on ne connaît pas véritablement les chiffres pour les autres espèces comme les chinchillas, les ragondins, les zibelines, les putois… Si ces animaux sont assassinés, ce n’est pas pour nourrir l’homme et donc pour répondre à l’un de ses besoins fondamentaux dans le cadre de sa survie. Non, c’est uniquement pour faire plaisir à l’industrie de la mode tout spécifiquement, et récupérer leur peau.

Ils vivent dans de toutes petites cages, et n’ont souvent même pas accès à l’eau. Les éleveurs refusent ce point d’eau pour ne pas salir cette précieuse fourrure. Ils vivent donc dans des conditions déplorables, et leurs prisons ne sont pas adaptées aux conditions climatiques extrêmes, l’hiver ou l’été. Leur vie ne ressemble en rien à celle d’un animal. C’est tout simplement odieux pour ces animaux que l’homme ne respecte pas une seule seconde.

Un emprisonnement inadmissible

Pour répondre à ces besoins, les élevages font naître des animaux d’élevage qui ont une vie insalubre. On ne leur permet pas d’accéder à leurs besoins primaires puisqu’ils sont emprisonnés, élevés dans de minuscules cages.

Ces conditions de détention leur procurent une sensation de stress et de frustration absolument terrible. C’est pour cette raison qu’on les voit par exemple déambuler dans leurs cages en faisant d’incessants allers retours, ou encore  s’automutiler. Tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas se déplacer naturellement, nager, courir… Ils vivent un véritable enfer.

Des méthodes barbares

Si les conditions de détention des animaux à fourrure sont terribles, que dire des méthodes d’abattage qui sont tout simplement insoutenables. Ce sont de véritables scènes dignes des plus affreux films d’horreur.

Par exemple, les renards sont souvent tués par électrocution anale : on leur fixe une pince sur le museau avant d’introduire une barre métallique dans son anus et de lui envoyer une décharge électrique. Pourquoi ? Pour éviter d’abîmer la fourrure. Le problème, c’est que cette méthode est ultra douloureuse pour l’animal qui peut agoniser plusieurs longues minutes, minutes durant lesquels le dépeçage commence…

En Chine, les animaux sont tués à coups de gourdin sur la tête. Mais là encore, il ne faut surtout pas abîmer la précieuse fourrure, donc le coup donné sur la tête de l’animal est léger : il est rarement tué, plutôt étourdi. Et il a tendance à se réveiller lorsqu’on commence à lui enlever sa peau… Imaginez l’horreur.

Un véritable film d’horreur

Quant aux visons, ils sont la plupart du temps gazés. Par manque de moyen, les produits sont dilués au maximum et ne suffisent pas toujours à tuer l’animal. Il est alors juste « endormi » lorsqu’on lui retire sa fourrure à l’aide de lames aiguisées.

Les chinchillas, notamment aux Etats-Unis, sont électrocutés : on leur place une sonde à l’oreille puis une autre à la patte, et on leur envoie une décharge. Bien souvent, l’animal se raidit et tombe à la renverse, mais l’activité cérébrale se poursuit durant de longues minutes. L’animal se tord sous des spasmes continus, ce qui n’empêche pas son tortionnaire de débuter son travail…

En Asie centrale, la peau de l’agneau du mouton Karakul est extrêmement demandée, et surtout vendue à des prix incroyables. Pour produire cette fourrure et surtout préserver sa qualité, la mère est tuée avant la mise bas et le fœtus est récupéré vivant pour être dépecé… Une méthode absolument inadmissible puisque deux animaux sont tués pour un simple petit morceau de fourrure

Les pays qui acceptent ces élevages

L’élevage des animaux à fourrure se situent principalement dans le nord, à savoir en Russie, au Canada et en Pologne. On trouve également des élevages aux Etats-Unis, et surtout en Chine. Dans ces pays, les lois pour la protection des animaux n’existent pas. Et c’est pour cette raison que la condition de vie des animaux n’intéresse personne. Seule leur fourrure est une priorité.

La France n’abrite pas réellement d’élevage pour les animaux à fourrure, mais elle participe à cette terrible manœuvre. En effet, on trouve environ vingt élevages de visons, mais aussi des élevages de lapins Orylag ou encore de ragondins. Cependant, ils sont tués dans des abattoirs pour alimenter toutefois le commerce de la fourrure. Et oui, dans notre pays aussi ça existe, ce qui surprend souvent pas mal de monde.

Il faut que ça change

Il est grand temps de prendre conscience de ce que l’homme fait subir aux animaux dans le cadre de ces élevages. Et plusieurs avancées importantes ont eu lieu depuis les années 2000. On a notamment pu constater certaines avancées législatives essentielles dans des pays européens, le but étant de restreindre voire carrément d’interdire ces élevages.

On pense par exemple au Royaume-Uni qui a interdit tout élevage d’animaux à fourrure pour des raisons éthiques depuis le 1er janvier 2003. Au Pays-Bas, il est interdit d’élever les renards et les chinchillas pour leur fourrure. Il en est de même en Autriche, ou encore en Suisse. En Croatie, l’élevage des animaux pour leur fourrure est interdit depuis le 1er janvier 2017. Les élevages de renard seront totalement interdits au Danemark en 2024.

Encore un long chemin à parcourir

Il semblerait que 80% des habitants de l’Union Européenne souhaitent voir une amélioration du bien-être et de la protection des animaux à fourrure, d’après une consultation de la Commission Européenne. Selon un sondage IPSOS paru en 2013, seulement 61% des Européennes trouvent qu’il n’est pas acceptable d’élever et de tuer des animaux pour leur fourrure. On se rend compte avec ces chiffres qu’on ne sait pas vraiment où on est. La prise de conscience collective est en bonne route, mais il y a encore tellement à faire pour dire stop à l’industrie de la fourrure animale.

Alors dénonçons, partageons, parlons, commentons… pour qu’un jour, l’enfer des animaux à fourrure n’existe plus…

Quel est votre avis sur cette terrible question ?

Publié le mardi 18 avril 2017 à 11:58, modifications mardi 18 avril 2017 à 14:22

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