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La Tchétchénie ouvre un camp de concentration pour homosexuels

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Le président tchétchène aurait ordonné l’ouverture d’un camp de concentration pour les homosexuels. Ils seraient battus et torturés jusqu’à la mort.

Une répression sans précédent

Le Président Tchétchène, Razman Kadyrov, allié de Vladimir Poutine, aurait ordonné une répression sans précédent à l’égard des homosexuels. Il aurait ainsi ouvert le premier camp de concentration pour les homosexuels depuis Hitler. En effet, depuis la fin du mois de mars, la Tchétchénie organiserait des rafles dans les milieux homosexuels.

Battus, électrocutés, humiliés, jusqu’à la mort

Le journal d’opposition russe Novaïa Gazetta, connu pour ses investigations, a révélé les violences inouïes perpétrées dans le pays contre les homosexuels. Les détenus seraient âgés de 16 à 50 ans, et compteraient notamment des personnalités médiatiques et religieuses de ce territoire à majorité musulmane.

Les prisonniers seraient rassemblés par dizaines dans une même pièce. Toute la journée ils seraient battus, électrocutés, humiliés, parfois jusqu’à la mort. Ils seraient également forcés à révéler d’autres membres de la communauté LGBT ou contraints de quitter la Tchétchénie.

Selon le New York Times, les homosexuels dans la région ont procédé à l’effacement de toutes traces sur les réseaux sociaux, blogs et sites de rencontres après avoir su que les autorités essayaient d’attirer les hommes gays dans des guets-apens pour les arrêter.

Des ONG ont confirmé les arrestations et les enlèvements, et un réseau LGBT a mis en place un numéro d’urgence pour aider ceux qui veulent fuir le Caucase. Amnesty international soutient l’alerte et appelle les autorités à enquêter et à protéger les homosexuels dans leur pays.

Une homophobie intense et endémique

Cependant, du côté des autorités tchétchènes, des différents clergés et du monde associatif, on nie fermement les accusations. En Tchétchénie, il n’y a pas d’homosexualité, clame le pouvoir. Le porte-parole de Kadyrov, Alvi Karimov, a même déclaré à l’Agence Interfax Nouvelles :

Vous ne pouvez pas arrêter ou réprimer des gens qui n’existent pas dans la république.

Les personnes LGBT sont vulnérables en Tchétchénie, l’homophobie est intense et endémique. Les homosexuels sont vivement en danger, non seulement la persécution se fait par les autorités, mais aussi par leur propre famille. Régulièrement des « crimes d’honneur » sont répertoriés.

Une information qui fait froid dans le dos. Elle rappelle malheureusement les heures les plus sombres de la Seconde guerre mondiale. Toutefois, peu d’échos en France à l’heure actuelle, alors que l’information fait les gros titres aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons.

Publié le mardi 11 avril 2017 à 17:31, modifications mercredi 12 avril 2017 à 2:50

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