Monde

Si cet homme est exécuté, il pourrait mourir dans d’atroces souffrances

Condamné à mort depuis plus de 20 ans, Russel Bucklew souffre d’une maladie qui rend l’exécution particulièrement complexe.

La possibilité d’utiliser du gaz

Cela fait deux fois déjà que la Cour suprême des Etats-Unis suspend l’exécution de Russell Bucklew, dans l’Etat du Missouri. Cet homme n’est pas innocent. Il a été condamné pour avoir tué en 1996 le nouveau petit ami de son ex-compagne. Il avait aussi enlevé et violé cette dernière. Mais, depuis deux décennies, il hante le couloir de la mort comme des centaines d’autres aux Etats-Unis. Il ne peut en effet être exécuté en l’état actuel des choses pour une raison simple. Ce serait une punition cruelle et inhabituelle. Il est en effet victime d’angiomes caverneux. Selon ces avocats, une mort par injection létale transformerait son exécution en séance de torture.

Dès 2014, les Sages se sont opposés à son exécution pour cette raison. Surtout, à l’époque, une injection létale venait d’être ratée dans l’Oklahoma. La Cour Suprême a donc demandé lundi aux avocats des différentes parties de présenter leurs arguments pour une autre technique. En l’occurrence, l’idée serait d’utiliser du gaz. Cette solution proposée par l’avocat de Russel Bucklew serait selon elle, la seule alternative viable. La question d’une punition cruelle et inhabituelle était déjà apparue en début d’année pour Vernon Madison. Ce condamné à mort ne se souvenait plus du crime pour lequel il avait été condamné après plusieurs accidents cardiovasculaires.

Publié le mardi 1 mai 2018 à 11:00, modifications mercredi 2 mai 2018 à 8:03

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !