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Royaume-Uni : Il intente une action en justice suite à une FIV réalisée sans son consentement

Un riche homme d’affaires britannique a entrepris une action en justice. Il demande le remboursement des frais liés à l’éducation de sa fille âgée de 6 ans, née par FIV. L’homme estime en effet que son ex-compagne a imité sa signature au moment de la procédure de fécondation in vitro.

C’est une affaire sans précédent qui s’est jouée ces dernières semaines au Royaume-Uni. D’ailleurs, cette histoire a créé un tollé impressionnant, remettant en cause les pratiques de fécondation in vitro dans le pays. En effet, il est question de modifier la façon dont les cliniques pratiquant la FIV s’assurent du consentement des parents.

La justice a tranché

Le vendredi 6 octobre, un riche homme d’affaires a été débouté par la justice britannique. Il demandait un dédommagement des frais liés à l’éducation de sa petite fille, née il y a six ans. Cette enfant est issue d’une FIV. Or, il affirme que son ex-compagne a imité sa signature au moment de la procédure, alors que lui ne souhaitait pas avoir d’enfant. Il serait donc devenu « père malgré lui » comme il l’a expliqué.

Il réclame donc plusieurs centaines de milliers d’euros à la clinique responsable de la FIV, à savoir la clinique d’Hammersmith, située à Londres. L’homme estime que les frais liés à la nourrice et à l’éducation de cette petite fille, actuellement scolarisée dans une école privée, sont trop importants. Il aborde également la question de son futur mariage… Et comme il n’a jamais souhaité devenir père, il incrimine tout simplement la clinique qui a pratiqué la FIV.

La Haute Cour de Londres n’a pas souhaité lui donner raison dans cette démarche. Cependant, elle a estimé que la clinique avait commis une erreur. En effet, elle ne s’était pas assuré du consentement effectif des deux parents. Contacté par The Guardian, il affirme ne pas souhaiter en rester là et va faire appel de la décision.

Une histoire incroyable

Il a expliqué que sa signature avait été falsifiée et la faute incombait entièrement à son ex-compagne. L’histoire est très particulière, car l’homme a déjà eu un enfant en 2008, par fécondation in vitro. Il avait alors signé un accord de cryoconservation. Mais lorsqu’il est retourné à la clinique en 2010, il affirme qu’il avait déjà quitté sa compagne. Selon lui, il ne l’a accompagnée dans l’établissement que pour lui faire plaisir, mais n’avait pas l’intention de concevoir un second enfant.

En 2011 pourtant, il apprend la grossesse de son ex-compagne. Le tribunal s’est procuré le document de consentement, et a en effet découvert que la signature de l’homme avait été falsifiée. Il s’agissait d’une autorisation de décongeler un ovocyte fécondé avec le sperme du plaignant.

Une modification des procédures

Pour éviter à l’avenir de se retrouver face à de telles situations, plusieurs cliniques britanniques sont en train de revoir leurs procédures. Elles souhaitent que désormais, les contrats soient signés en présence des deux parents. Si les partenaires sont à l’étranger, il sera possible de consentir cet accord via une conversation vidéo par Skype.

C’est donc une affaire d’un genre nouveau qui a agité le Royaume-Uni ces dernières semaines. Un autre cas de FIV avait fait couler beaucoup d’encre. De fait, deux jumeaux étaient nés avec deux ans d’écart.

Publié le jeudi 12 octobre 2017 à 14:14, modifications jeudi 12 octobre 2017 à 10:54

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