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Novichok : le poison utilisé pour tuer l’ex-espion russe aurait bien fait l’objet d’un programme militaire

D’après l’ancien chimiste russe Leonid Rink, le programme Novichok a bel et bien existé et remonterait même aux années 1980. Toutefois, celui-ci réfute l’implication de la Russie dans ce cas d’empoisonnement.

L’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni a déclenché un véritable accident diplomatique entre Londres et Moscou, depuis qu’un agent innervant russe, le Novichok, a été découvert sur les lieux du crime. Mais alors que la Russie nie avoir lancé un “programme Novichok” pour fabriquer cette substance, un scientifique exilé affirme le contraire.

Un programme soviétique de grande ampleur

D’après Leonid Rink, un scientifique qui affirme avoir participé au Programme Novichok, le gouvernement russe ment effrontément à ce propos. En effet, selon le chimiste maintenant exilé aux Etats-Unis, il s’agirait même d’un système de grande ampleur, mis au point dès les années 1980.

Le Novitchok n’est pas une substance, c’est tout un système d’armes chimiques.

Toutefois, d’après Leonid Rink, le fait que Sergueï Skripal et sa fille, empoisonnés le 4 mars 2018 en Angleterre, soient toujours vivant montre que le poison pourrait bien ne pas provenir d’un laboratoire russe.

Ils sont toujours vivants. Cela signifie que soit ce n’était pas le système Novitchok du tout, soit il était préparé négligemment.

Ainsi, bien que le programme Novichok soit une réalité, l’ancien chimiste russe émet de sérieux doutes sur l’implication de la Russie dans ce cas d’empoisonnement. 

Tirer sur un individu qui ne présente pas d’intérêt avec un missile d’un tel calibre et ne pas parvenir malgré tout à le toucher, c’est le summum de la stupidité.

Publié le mercredi 21 mars 2018 à 13:04, modifications mercredi 21 mars 2018 à 12:42

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