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Nigéria : 82 lycéennes libérées des mains de Boko Haram

Les autorités du Nigéria ont annoncé la libération de 82 lycéennes parmi les quelque 270 qui avaient été enlevées en avril 2014 à Chibok par l’organisation djihadiste de Boko Haram.

Au Nigéria 82 lycéennes de Chibok ont été libérées samedi 6 mai des mains de Boko Haram.

Elles étaient détenues captives depuis près de trois ans par le groupe djihadiste nigérian.

Je peux confirmer qu’elles ont été libérées.

Ont déclaré les autorités du Nigéria à l’AFP.

Dans le même temps, une source militaire a confirmé

Au moins 80 jeunes filles de Chibok ont été amenées à Banki (nord-est du Nigeria).

Des libérations en échange de membres de Boko Haram

Aujourd’hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées, en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités

A annoncé la présidence nigériane sur Twitter.

Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17h30. Elles sont logées dans les baraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri (capitale de l’Etat du Borno) demain.

Les jeunes filles ont passé la nuit dans les baraquements militaires de Banki, avant de partir pour Maiduguri (la capitale de l’Etat de Borno) à 6 h dimanche matin.

Elles devaient y prendre un avion pour Abuja, la capitale fédérale, où elles étaient attendues dans la journée.

Ces lycéennes font partie de 276 adolescentes enlevées dans leur lycée par le groupe djihadiste de Boko Haram en 2014. 57 d’entre elles avaient réussi à s’échapper juste après le rapt.

Mi-avril, le Nigeria avait fêté avec tristesse le troisième anniversaire de l’enlèvement de ces jeunes filles.

Relayé par les médias du monde entier, ce kidnapping de masse avait provoqué une vague d’indignation à laquelle de nombreuses célébrités mondiales avaient participé à coups de hashtags #bringbackourgirls (Ramenez-nous nos filles).

En octobre 2016, 21 autres jeunes filles avaient été libérées, après de longues négociations entre Boko Haram et le gouvernement, avec l’aide du Comité International de la Croix-Rouge et de la Suisse.

En outre, certaines d’entre elles avaient des enfants nés en captivité.

Le porte-parole de la présidence nigériane, Garba Shehu, avait alors affirmé que la libération de 83 autres jeunes filles étaient en négociations. Néanmoins, elles étaient détenues par d’autres factions du groupe. Ce qui compliquait les négociations.

Toujours 113 lycées prisonnières

Cependant, après ces nouvelles libérations, il reste encore 113 lycéennes de Chibok aux mains des djihadistes.

De plus, si Boko Haram ne contrôle plus de vastes territoires, les attaques et les enlèvements y restent pourtant quotidiens.

Boko Haram continue à enlever des femmes, des filles, mais aussi des jeunes garçons.

Avait dénoncé Makmid Kamara, le représentant d’Amnesty International pour le Nigeria, lors du troisième anniversaire de l’enlèvement des « filles de Chibok ».

Malheureusement, la plupart de ses enlèvements ne sont pas rapportés dans la presse. De nombreux parents, de nombreuses familles ont abandonné tout espoir de retrouver ceux qu’ils aiment.

Depuis le début de son insurrection il y a sept ans dans le but de créer un califat dans le nord-est du Nigeria, Boko Haram a tué plus de 20.000 personnes et entraîné le déplacement de plus de deux millions de personnes.

Bien que l’armée nigérianne ait repris une bonne partie de territoires pris par l’organisation terroriste, des parts importantes du Nord-Est, notamment dans l’Etat de Borno, restent sous la menace des islamistes.

Les attentats ont augmenté dans la région depuis la fin de la saison des pluies fin 2016.

Publié le dimanche 7 mai 2017 à 19:33, modifications dimanche 7 mai 2017 à 19:33

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