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Japon : Shōkō Asahara, le gourou de la secte Aum, et six anciens membres ont été exécutés

Shōkō Asahara et six anciens membres de la secte Aum ont été exécutés. Ils avaient tous été condamnés à mort pour leur responsabilité dans l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995.

L’ex-gourou de la secte Aum, Shōkō Asahara, et 6 autres ex-membres de la secte Aum, ont été exécutés vendredi 6 juillet. Tous les membres de cette obscure organisation japonaise avaient été condamnés à mort pour leur responsabilité dans l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995. Le ministère de la Justice a confirmé la pendaison de Shōkō Asahara. Toutefois, il n’a pas donné l’identité des 6 autres. Une conférence de presse est prévue plus tard dans la journée.

De l’atelier yoga à la secte

La secte Aum Vérité suprême a été créée en 1984 par Shōkō Asahara, de son vrai nom Chizuo Matsumoto. Initié comme un atelier de yoga, il s’est rapidement mu en une secte. En 1989, elle obtint même le statut officiel d’organisme religieux. Shōkō Asahara avait d’ailleurs rencontré et obtenu le soutien du 14ème dalaï-lama. Dès lors, le Japon a regardé, avec une fascination mêlée d’angoisse, germer et grandir la secte Aum. Le gourou mystique allait alors d’émissions de télévision en podiums de campagne électorale pour capter l’attention des citoyens. Parmi ceux-ci figuraient de brillants scientifiques, des médecins, des avocats et d’autres personnalités appartenant à l’élite japonaise. La secte Aum a compté jusqu’à 10.000 fidèles dans ses rangs.

Le pire attentat du Japon

Or, le 20 mars 1995 plusieurs membres de cette organisation occulte ont déposé des sacs en plastique emplis de gaz sarin dans cinq rames du métro de Tokyo. Percés par des pointes de parapluie, les sacs ont libéré le poison. Ainsi, en pleines heures de pointe, de nombreux passagers ont été pris de suffocation. Sans comprendre ce qu’il se passait et sans rien voir, ils ont tenté de rejoindre la sortie. Au final, cette attaque a fait 13 morts et pas moins de 6.300 blessés. Parmi ces derniers, nombre d’entre eux sont atteints de sérieux maux, parfois irréversibles.

Près de 190 membres de la secte ont été condamnés à diverses sentences pour leur implication dans cet attentat, le pire qu’ait connu le Japon. Quant à Shōkō Asahara, il avait vu sa sentence de peine capitale confirmée en 2006. Depuis, il attendait dans les couloirs de la mort. A l’instar de 12 complices impliqués dans cet attentat meurtrier.

D’après RFI, la secte reste très présente au Japon. Rebaptisée Aleph, elle est dirigée par l’une des filles de Shōkō Asahara. Et, elle continuerait d’attirer des disciples.

 

 

Publié le vendredi 6 juillet 2018 à 14:38, modifications vendredi 6 juillet 2018 à 14:38

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