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Etats-Unis : Donald Trump veut mettre fin aux « Dreamers », le programme de protection des migrants

Le programme « Dreamers », créé par décret en 2012 par Barack Obama, concerne quelque 800.000 personnes immigrées aux Etats-Unis. 

Donald Trump aurait tranché sur le sort des « Dreamers ». En effet, selon le site Politico, il était prévu que le président des Etats-Unis annonce sa décision mardi 5 septembre.

Cependant, Donald Trump et ses collaborateurs se seraient réunis dimanche 3 septembre à la Maison-Blanche pour élaborer la suppression du programme.

Un programme initié par Barack Obama

Il s’agit d’un programme mis en place par son prédécesseur Barack Obama pour protéger près de 800.000 jeunes migrants arrivés illégalement sur le territoire des États-Unis. Selon le site d’information, Donald Trump prévoit de donner du temps au Congrès pour qu’il élabore un dispositif de remplacement avant que la période de grâce ne se termine.

Tiraillé entre sa volonté de se montrer ferme sur l’immigration et son désir d’éviter une levée de boucliers sur un dossier politiquement sensible, le locataire de la Maison Blanche est conscient que cette annonce donnera la tonalité d’une rentrée qui s’annonce par ailleurs délicate.

Mis en place en 2012, par décret, par son prédécesseur démocrate Barack Obama, le programme Daca (Deferred Action for Childhood Arrivals) avait pour objectif de faire sortir de l’ombre les clandestins arrivés avant l’âge de 16 ans aux Etats-Unis.

Les conditions pour bénéficier de ce programme étaient notamment d’avoir moins de 31 ans en juin 2012. Et d’avoir résidé continuellement dans le pays depuis 2007, sans condamnation grave à son casier judiciaire. En effet, les bénéficiaires reçoivent la garantie qu’ils ne seront pas expulsés, et peuvent travailler légalement.

La plupart des « Dreamers » viennent du Mexique et d’Amérique latine. Plus de 200.000 d’entre eux vivent en Californie. 100.000 autres au Texas. Ils sont également nombreux à New York, dans l’Illinois et en Floride. Néanmoins, lors de sa campagne en 2016, Donald Trump avait promis de tous les expulser. Or, depuis son arrivée à la Maison Blanche il a envoyé des signaux contradictoires, insistant en particulier sur sa volonté d’aborder ce dossier « avec cœur ».

Pour moi, c’est l’un des sujets les plus difficiles qui soit. Car vous avez ces jeunes absolument fantastiques qui ont été amenés ici…C’est un sujet très très difficile”

Soulignait-il il y a quelques mois.

250 « dreamers » chez Apple

En outre, de nombreux Américains soutiennent aujourd’hui les jeunes migrants qui ont passé une grande partie de leur vie aux États-Unis. Dans une lettre ouverte, plusieurs dizaines de dirigeants d’entreprise (Amazon, Apple, Facebook, Cisco, eBay, General Motors ou encore Microsoft) l’ont mis en garde contre l’impact économique que pourrait avoir une remise en cause du statut de ces travailleurs qui disposent à ce jour de l’équivalent d’un permis de séjour.

En effet, ces jeunes gens « ont grandi en Amérique, sont enregistrés auprès des autorités américaines paient des impôts. Ils ont également souligné qu’ils jouent un rôle actif dans leurs communautés. Ainsi, en cas de retour en arrière, ces jeunes perdraient la possibilité de travailler légalement dans le pays. De plus, ils seraient tous menacés d’expulsion.

Le texte ajoute notamment :

Cela pourrait représenter une perte de 460,3 milliards de dollars pour le PIB américain.

Selon Fox News, l’exécutif pourrait opter pour un compromis qui laisserait nombre de questions en suspend.

Ainsi, il s’agirait de ne plus accorder de permis sans annuler les autorisations existantes, les laissant en place jusqu’à leur date d’expiration, c’est-à-dire au plus tard jusqu’en 2019 pour ceux qui viennent d’en obtenir un visa.

Publié le lundi 4 septembre 2017 à 13:03, modifications lundi 4 septembre 2017 à 12:16

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