Monde

Barack Obama encourage à manifester pour défendre la démocratie

Contre le décret anti-immigration

En quittant la Maison Blanche, Barack Obama avait indiqué qu’il se tiendrait en retrait du débat politique, sauf si certaines lignes rouges étaient franchies.

Dix jours seulement après son départ du bureau ovale, Barack Obama est sorti de sa retraite. En effet, l’ancien président américain s’est exprimé lundi 30 janvier par la voix de son porte-parole, Kevin Lewis, pour encourager les Américains à manifester pour défendre de la démocratie.

De plus, plusieurs diplomates américains (plus d’une centaine selon The Washington Post) ont notamment protesté officiellement contre le décret.

En réponse, la Maison-Blanche leur a lancé un ultimatum :

Soit ils acceptent le programme, soit ils s’en vont.

A déclaré en conférence de presse le porte-parole de l’exécutif américain Sean Spicer.

Des lignes rouges franchies

S’il n’a jamais mentionner Donald Trump, Kevin Lewis a indiqué dans un communiqué que Barack Obama se félicitait « du niveau de mobilisation » dans le pays.

Il a ainsi fait référence aux nombreuses manifestations qui contestent la politique du président républicain, notamment son décret fermant les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans pendant quelques mois.

Le décret interdit pendant quatre-vingt-dix jours toute entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays : le Yémen, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l’Irak. Cette liste pourrait même être élargie à l’avenir sur proposition du département de la sécurité intérieure.

Le fait que des citoyens exercent leur droit constitutionnel d’assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu.

A détaillé le communiqué.

Barack Obama avait indiqué avant son départ qu’il se tiendrait en retrait du débat politique, sauf si certaines lignes rouges étaient franchies.

Ses critères, énoncés lors de son ultime conférence de presse le 18 janvier, incluaient notamment :

La discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes. Ou la presse ou encore l’idée d’expulser des enfants qui ont grandi ici. Et qui sont, à tous égards, des enfants américains.

De plus, il a rejeté toute comparaison avec la politique étrangère du démocrate. En effet, pour justifier l’adoption de son décret, Donald Trump avait invoqué une décision prise en 2011 par l’administration Obama. Celle-ci aurait alors refusé l’admission d’Irakiens sur le territoire, selon Trump.

Le président Obama est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion.

Des contestations internationales

De l’ONU en passant par Angela Merkel ou Jean-Marc Ayrault, une vague de critiques s’est élevée dès l’annonce du décret anti-immigration de Donald Trump.

La chancelière allemande a vivement condamné la mesure qui selon elle, stigmatise les musulmans au lieu de constituer un rempart efficace contre le terrorisme.

La lutte nécessaire contre le terrorisme ne justifie en aucune manière de généraliser le soupçon contre les personnes. En fonction de leur croyance, en l’occurrence ici des personnes de foi musulmane, ou en fonction de leur origine

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a demandé lundi 30 janvier, l’annulation du décret :

Je pense que ce serait le bon sens d’annuler cette décision.

A-t-il déclaré lors d’une visite à Téhéran, en dénonçant une situation «inacceptable et très pénalisante pour les personnes concernées». :

Je pense aux binationaux, franco-iraniens, irano-américains, qui sont meurtris par cette situation. C’est un choc pour eux, c’est vécu comme une blessure.

Publié le mardi 31 janvier 2017 à 15:35, modifications mardi 31 janvier 2017 à 12:36

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