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Amy Powell : la présidente de Paramount Télévision licenciée pour usage de langage raciste

Amy Powell est accusée d’avoir eu des remarques racistes lors d’une visioconférence à propos de l’adaptation télévisée du film Le Club des ex, sorti en 1996.

Le limogeage d’Amy Powell intervient presqu’un mois après celui de Jonathan Friedland. En effet, Netflix a demis de ses fonctions son responsable de la communication le 22 juin dernier. Jonathan Friendland avait usé de propos racistes à plusieurs reprises.

Jim Gianopulos vire Amy Powell

À Paramount Pictures, Jim Gianopulos est le P.-D.G. Aussi, c’est par un mémo envoyé en interne à ses équipes que celles-ci ont appris le licenciement d’Amy Powell.

Après avoir passé les jours précédents à conduire une enquête sur ce sujet, après avoir entendu ceux qui étaient présents (à la visioconférence), les départements des Ressources humaines et Affaires  juridiques sont arrivés à la même conclusion. Nous avons pris la décision, à effet immédiat, de rompre le contrat d’Amy.

Dit-il ainsi, dans un document que s’est procuré Variety.

Celle par qui le scandale arrive

Une source indique à nos confrères qu’Amy Powell s’est énervée suite à un tweet de Tracy Y. Oliver, « showrunner » afro-américaine de la série.

Il y a eu un moment aujourd’hui qui a VRAIMENT montré pourquoi nous avons besoin de représentation au sein de la direction (de Paramount). La voix d’une femme noire n’a pas d’importance si ceux qui prennent les décisions ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre ce que vous êtes en train de dire. Où est le #metoo de la cause raciale ?

Disait Tracy Y. Oliver le 28 juin sur Twitter.

Que reproche-t-on à Amy Powell ?

Amy Powell / Crédits © ShadowAndAct

Durant cette visioconférence avec les producteurs de la série télé, Powell aurait présenté les femmes afro-américaines comme étant des personnes en colère. 

Ce préjugé, le «Angry Black Woman» est une description stigmatisante régulièrement flanquée à la peau des femmes noires aux États-Unis, pour discréditer leurs discours ou revendications.

Par conséquent, la sortie de Powell a tout de suite fait réagir un assistant afro-américain qui s’en est plaint. Mais l’alors présidente de la section télévision de Paramount a nié toute connotation raciste.

Il n’y a aucune once de vérité dans les allégations qui me prêtent des commentaires « insensibles » dans le cadre professionnel, ou dans tout autre cadre, pour ce que ça vaut.

Affirme-t-elle.

La vérité éclatera au grand jour et je serai lavée de tout soupçon.

Ajoute-t-elle, confiante, dans une réponse qu’ a aussi obtenu Variety.

De son côté, Jim Gianopulos regrette tout de même la perte d’un grand talent de la compagnie qu’il dirige.

Bien qu’il soit très difficile de se séparer d’un membre important de notre communauté, il est impératif que nous maintenions nos valeurs et que nous nous assurions que tous les employés se sentent en sécurité et inclus dans notre espace de travail.

Peut-on ainsi lire dans le mot adressé à ses effectifs.

 

Publié le vendredi 20 juillet 2018 à 12:42, modifications vendredi 20 juillet 2018 à 11:52

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