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Affaire Skripal : des diplomates russes expulsés quittent l’ambassade à Londres

Des diplomates russes ont quitté leur ambassade mardi à l’expiration de l’ultimatum fixé par Londres pour sortir du pays en rétorsion à l’empoisonnement d’un ex-espion russe, objet d’une enquête qui pourrait prendre des mois, selon la police.

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Plusieurs dizaines de personnes, y compris des enfants et des animaux domestiques, sont montées à bord des véhicules à plaque diplomatique, ont constaté des journalistes de l’AFP. La Première ministre Theresa May leur avait donné une semaine, mercredi dernier, pour quitter le pays.

Expulsion de diplomates russes

En retour, Moscou a décidé samedi d’expulser 23 diplomates britanniques et de fermer le British Council, instrument du rayonnement culturel britannique à travers le monde.

Ces départs interviennent alors que Theresa May a réuni une nouvelle fois son Conseil de sécurité nationale pour faire le point sur l’enquête et décider d’éventuelles nouvelles sanctions contre Moscou, accusé d’être responsable de l’attaque à l’agent innervant menée contre l’ex-agent double Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, le 4 mars à Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre).

Tous deux sont depuis “dans le coma”, a déclaré le ministre britannique des Affaire étrangères Boris Johnson, dans une tribune dans le Daily Telegraph mardi.

Le nouveau chef de la police anti-terroriste britannique, Neil Basu, a affirmé que l’enquête pourrait prendre des mois.

Des personnes font un signe de la main à travers la vitre d'un véhicule après avoir quitté l'ambassade de Russie à Londres, le 20 mars 2018

(credit photo AFP) Des personnes font un signe de la main à travers la vitre d’un véhicule après avoir quitté l’ambassade de Russie à Londres, le 20 mars 2018

“C’est sans doute frustrant pour les gens mais cela va prendre des semaines, voire des mois”, a déclaré sur la BBC M. Basu qui prend officiellement ses fonctions mercredi, en remplacement de Mark Rowley qui part à la retraite.

“Nous avons récolté environ 400 témoignages. Nous en avons d’autres encore à recueillir. Nous avons rassemblé près de 800 indices et avons visionné 4.000 heures de vidéos”, a-t-il ajouté, tandis que quelque 250 détectives sont mobilisés pour cette enquête.

Lundi 19 mars, Moscou a réclamé à Londres des “preuves” à l’appui de ses accusations ou des excuses.

“Tôt ou tard, il faudra répondre de ces accusations infondées: soit fournir des preuves, soit présenter ses excuses”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tandis qu’à Bruxelles les chefs de la diplomatie de l’Union européenne assuraient Londres de leur “totale solidarité”.

Publié le mardi 20 mars 2018 à 13:51, modifications mardi 20 mars 2018 à 15:02

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