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L’astéroïde 2012 TC4 va frôler la Terre

L’astéroïde 2012 TC4 va « frôler » la Terre, à une distance de 40 000 à 50 000 kilomètres. Si l’objet sera alors sept à huit fois plus proche de la Terre que la Lune, les risques de collision sont quasi inexistants.

L’astéroïde 2012 TC4, de la taille d’une grosse maison, va passer tout près de la Terre, jeudi 12 octobre à 7h41 heure française.

Découvert en 2012, l’astéroïde n’a pas été observé pendant cinq ans. Il est réapparu dans les télescopes cet été par le VLT (Very Large Telescope) de l’Observatoire européen austral (ESO) au Chili. S’il y a peu de risque de collision, ce sera l’occasion pour la Nasa de mettre en pratique le système de détection et de suivi des astéroïdes.

Peu de risque de collision

Ainsi, un grand nombre de télescopes sur toute la planète sont braqués sur cet astéroïde depuis plusieurs semaines, accumulant les données sur lui. En outre, les conditions sont bonnes depuis environ deux mois. En effet, l’astéroïde 2012 TC4 se dirige vers la Terre en montrant sa face illuminée par le Soleil. Ce qui le rend beaucoup plus facile à observer depuis notre planète. Son passage est aussi une belle occasion d’observer un astéroïde d’ordinaire difficile à détecter avant qu’il ne s’approche trop près.

Néanmoins, les experts sont formels : les risques de collision sont quasi inexistants. L’astéroïde 2012 TC4 sera à moins de 44.000 kilomètres de la Terre et il n’y a « aucun danger, y compris pour les satellites », a affirmé l’astronome Michael Kelley, de la division Etude des planètes à la Nasa.

 

L’astéroïde sera juste un peu au-delà de la zone où croisent les satellites géostationnaires. Les plus éloignés se trouvant à 36.000 km de la Terre.

Entraînement dans les conditions réelles

Le passage de l’astéroïde 2012 TC4 fait le bonheur de la Nasa. En effet, cela va permettre de vérifier l’efficience du Bureau de coordination de défense planétaire de l’agence spatiale américaine. Une aubaine donc pour tester le système de défense de la Terre.

Cette fois-ci, ce n’est pas un cas préoccupant mais nous allons en profiter pour nous entraîner

A ainsi expliqué Detlef Koschny, le co-directeur du segment Objets géocroiseurs de l’Agence spatiale européenne (ESA).

En soi, il n’y a rien de très particulier concernant le passage de cet astéroïde. Cela arrive assez fréquemment. Ce qui en fait un événement spécial, c’est que nous avons décidé d’utiliser cet objet pour un exercice de défense planétaire contre les astéroïdes.

A de son côté reconnu Michael Kelley.

Ainsi, l’exercice sera coordonné par l’Université du Maryland aux Etats-Unis, avec la participation de la Nasa, de l’ESA et de divers observatoires. Tous auront leurs télescopes pointés sur l’astéroïde alors qu’il se rapprochera peu à peu de la Terre.  Les astronomes estiment sa vitesse relative par rapport à la Terre de 7,3 km par seconde. Au moment du passage, les observatoires enverront leurs informations à des centres gérant les situations d’urgence.

Nous verrons si les données que nous leur adressons sont bien comprises. Si elles sont claires ou bien s’il faut améliorer des choses.

A détaillé Detlef Koschny.

Enfin, la Terre entre en collision deux ou trois fois par siècle avec un objet d’une vingtaine de mètres de diamètre. Il s’agit d’une taille suffisante pour provoquer un cratère. Toutefois, ces chutes interviennent souvent dans des endroits déserts ou des océans.

Ainsi, en France, environ cinq météorites tombent chaque année, mais de taille très modeste. La plupart d’entre elles ne sont d’ailleurs jamais retrouvées au sol. Pour exemple, au XXe siècle, seulement neuf ont été localisées sur les 500 qui sont potentiellement entrées sur Terre.

Publié le mercredi 11 octobre 2017 à 11:33, modifications mercredi 11 octobre 2017 à 10:19

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