Faits divers

Nordahl Lelandais : Les gendarmes diffusent deux appels à témoins dans la Drôme pour des disparitions inquiétantes

Les enquêteurs cherchent à savoir si un homme et une femme disparus dans la Drôme ont croisé la route de Nordahl Lelandais.

La gendarmerie relance ce lundi 11 juin deux appels à témoins. Ils concernent les disparitions inquiétantes d’un homme et d’une femme en 2011 et 2016 dans le département de la Drôme. Dans ces deux cas, la piste de Nordahl Lelandais est sérieusement étudiée.

Ainsi, depuis les aveux de Nordahl Lelandais, la cellule Ariane n’écarte aucun indice. En effet, des enquêteurs du service central du renseignement criminel de la gendarmerie travaillent exclusivement à retracer le parcours de vie du meurtrier présumé de Maëlys, huit ans, et du caporal Arthur Noyer. L’objectif est de procéder à des recoupements entre les déplacements de l’ancien maître-chien et les disparitions inquiétantes survenues dans la région ces dernières années. Or, quelque 900 dossiers sont épluchés par les sept enquêteurs de la cellule Ariane qui passent au peigne fin le passé de Nordahl Lelandais et des cas de disparitions non-élucidées.

Pas de lien précis avec Nordahl Lelandais

Ainsi, pour faire avancer les investigations, les gendarmes diffusent ce lundi des appels à témoins concernant deux affaires inquiétantes parmi ces dossiers qui font l’objet de vérifications. Or, ces deux disparitions mystérieuses sont survenues à une heure et demie de route du domicile de Nordahl Lelandais. Toutefois, « cette proximité géographique ne fait pas un rapprochement policier et ne permet d’incriminer personne » a prévenu Jean-Philippe Lecouffe. Il s’agit du sous-directeur de la police judiciaire de la gendarmerie, qui supervise la cellule Ariane.

Le premier appel à témoins porte sur la disparition de Nelly Balmain. Il s’agit d’une jeune femme de 29 ans qui a quitté la maison familiale de Saint-Jean-en-Royans, au guidon de son scooter rouge, en début de soirée, le 8 août 2011.

Le deuxième appel à témoins concerne Eric Foray. Agé de 47 ans, il a disparu le 16 septembre 2016. Il était parti, à la mi-journée, en direction de Chatuzange-le-Goubet (Drôme). Cet homme d’1m90 était vêtu d’un jean et d’un tee-shirt blanc à manches longues. Il circulait à bord d’un 4×4 Suzuki Grand Vitara de couleur beige.

A noter que les enquêteurs avaient découvert dans le carnet d’adresse de Nordahl Lelandais le nom d’un membre de la famille du disparu. Pourtant, ils ont déterminé qu’il s’agissait d’un homonyme.

Le seul critère géographique

Nordahl Lelandais a-t-il croisé la route de ces deux disparus ? Du côté des enquêteurs, l’hypothèse n’est pas écartée mais le général Jean-Philippe Lecouffe, invite à la prudence.

Si ces dossiers ont été dans le périmètre de la cellule, c’est uniquement parce qu’ils se trouvent dans une partie de la Drôme. Toute proche de l’Isère. C’est ce seul critère géographique qui a fait qu’on a étudié ces dossiers là.

A détaillé Jean-Philippe Lecouffe. Cependant, celui-ci a appelé à « se méfier d’interprétations un peu trop rapides ».  En effet, le général entend ne pas « susciter de faux espoirs » chez les familles des disparus.

 

Publié le lundi 11 juin 2018 à 10:54, modifications lundi 11 juin 2018 à 10:12

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